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Du nouveau dans la lutte contre la corruption à Malte : Keith Schembri interpellé

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Keith Schembri, ancien chef de cabinet de l'ex-premier ministre Joseph Muscat. Photo non datée
Keith Schembri, ancien chef de cabinet de l'ex-premier ministre Joseph Muscat. Photo non datée   -   Tous droits réservés  AP/AP
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Du nouveau dans la lutte contre la corruption à Malte. La police a arrêté Keith Schembri, le chef de cabinet de l'ancien premier ministre Joseph Muscat dans le cadre d'une enquête sur des pots-de-vin touchés en échange de passeports maltais destinés à de riches citoyens de pays non membres de l'Union européenne.

Un tribunal a ordonné le gel de ses biens, de ses entreprises, et des biens de sa famille. Il est soupçonné de blanchiment d'argent.

Le trafic dit des "passeports dorés" avait été dénoncé par la journaliste d'investigation assassinée Daphne Caruana Galizia. Elle accusait Keith Schembri d'avoir reçu des pots-de-vin. Une enquête a été ouverte en 2017 pour déterminer s'il a bien perçu 100 000 euros pour la vente de passeports à trois ressortissants russes.

Malte a commencé à vendre des passeports à de riches étrangers en 2014, Daphne Caruana Galizia a publié sur son blog plusieurs enquêtes sur ce trafic.

Schembri avait démissionné de son poste fin novembre 2019, peu avant que l'ancien Premier ministre Muscat ne se retire, et peu après la mise en accusation de Yorgen Fenech, un ami proche de Schembri, un magnat de l'immobilier qui est soupçonné par la police d'être le cerveau du meurtre de Daphne Caruana Galizia en 2017. Fenech a nié toute complicité dans l'orchestration de l'explosion de la voiture de la journaliste.

De hauts fonctionnaires de l'Union européenne rendent régulièrement hommage à Daphne Caruana Galizia. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré récemment que la pratique des "passeports dorés" était contraire aux valeurs de l'UE.

Il y a une semaine, le président du Conseil européen, Charles Michel s'était rendu à Bidnija, sur les lieux du drame qui ne cesse de secouer Malte. Il avait alors décrit son assassinat comme "une honte pour les valeurs européennes et l'État de droit".