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Les Suisses disent non à une limitation de la libre circulation avec l'UE

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Suisse : Laura Zimmermann, vice-présidente de Operation Libero qui s'oppose à l'initiative populaire visant à limiter la libre circulation avec l'UE
Suisse : Laura Zimmermann, vice-présidente de Operation Libero qui s'oppose à l'initiative populaire visant à limiter la libre circulation avec l'UE   -   Tous droits réservés  Peter Klaunzer/AP
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Faut-il stopper la libre circulation entre la Suisse et l'Union européenne ? C'est la question à laquelle devaient répondre les Suisses lors d'un référendum organisé ce dimanche. Le non l'emporte largement.

Stopper la libre circulation entre la Suisse et l'Union européenne ? Non, ont répondu les Suisses, lors d'un référendum organisé ce dimanche

L'initiative avait été lancée par le premier parti du pays, l'Union démocratique du centre. La formation de droite qui estime que la Suisse "subit une immigration incontrôlée et démesurée" et que les "emplois sont menacés".

Mais les électeurs ont rejeté cette voie à 61,7%. Un résultat d'autant plus parlant que le taux de participation a été élevé, autour de 59%.

C'est donc une victoire pour les autres partis et les milieux économiques, qui s'étaient fermement prononcés en faveur de frontières ouvertes avec l'Union européenne, principal partenaire commercial de la Suisse. Un soulagement aussi pour les travailleurs frontaliers, dont le pays dépend fortement.

Si l'initiative sur l'immigration avait été approuvée, elle aurait pu mettre en péril l’ensemble des relations bilatérales entre la Suisse et l'UE. Car l'accord sur la libre circulation forme un tout avec 6 autres accords bilatéraux dans les domaines de l'agriculture, du commerce ou bien des transports.

Concrètement, ils ouvrent à la Suisse les portes du marché européen. En cas de victoire du oui, la Suisse aurait dû négocier avec l'UE. Mais en cas d'échec et si la libre circulation avait définitivement été abandonnée, les autres accords seraient tombés eux aussi.

Les Suisses ont également rejeté à 51,9% une révision de la loi sur la chasse qui auraient autorisé des tirs préventifs contre les loups. Toujours à une courte majorité, ils ont adopté une enveloppe de plus de 5,6 milliards d'euros qui permettra aux force aériennes de se doter d'une nouvelle flotte.

Enfin, les Suisses ont dit oui à 60% à l'instauration d'un congé paternité de deux semaines, ce qui permet à la Suisse de rattraper un peu de son retard face à ses pairs en Europe. Les jeunes pères n'avaient jusqu'ici droit qu'à un jour ou deux de congés.