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L'Italie disciplinée face au Covid-19, les esprits ont été marqués par les cercueils de Bergame

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L'Italie disciplinée face au Covid-19, les esprits ont été marqués par les cercueils de Bergame
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L'Italie a réussi à maintenir son économie ouverte pendant ces quatre derniers mois sans provoquer de forte augmentation du nombre de cas de Covid-19 ou de décès.

Mais pour la première fois depuis la fin de la première vague, les hôpitaux italiens ont relancé leurs plans d'urgence. C'es t une mesure de précaution. La seconde vague semble en effet se faire attendre en Italie. Et cette fois-ci, le schéma pourrait s'inverser. Si la Lombardie, avec plus de 9 000 personnes infectées, est la partie la plus touchée du pays, une nouvelle vague de contamination a été détectée dans le sud.

En Campanie, le taux de contagion quotidienne est à ce jour le plus élevé du pays, la population doit désormais systématiquement porter un masque à l'extérieur.

L'Italie est citée au niveau international comme l'un des pays européens ayant le mieux géré l'épidémie, mais quelles en sont les raisons ?

Tout d'abord, l'Italie a été l'un des premiers pays occidentaux à faire face à la pandémie, et en ce sens, les autorités ont eu le temps de planifier la réponse à apporter après le confinement.

Ensuite, le nombre de victimes et les images d'amoncellement des cercueils à Bergame les premiers mois ont marqué les esprits. L'acceptation par le public italien des mesures de lutte contre le coronavirus en a été d'autant plus forte. Environ 80 % des Italiens interrogés, selon une étude récente de l'Imperial College of London, sont heureux que le port du masque soit obligatoire.

"L'Italie a été le premier pays à faire face à l'épidémie en Europe, les autorités et la population ont vécu la propagation du virus et alors que le nombre de victimes augmentaient, ils se souviennent de ces images de cercueils... Les gens se sont donc sentis très impliqués émotionnellement et ils ont conservé ce souvenir d'une manière qui les a tout simplement amenés à plus de discipline", explique Gloria Taliani, professeure titulaire des maladies infectieuses à l'université de Rome "La Sapienza".

Outre le comportement individuel des Italiens, le système de lutte contre l'épidémie mis en place par les autorités avec le suivi des cas, les campagnes de tests, a été largement considéré comme efficace.

Aujourd'hui, le vice-ministre de la Santé, Pierapolo Sileri, estime que les chances que l'Italie connaisse une nouvelle vague de Covid-19 sont élevées. Mais il affirme que le pays ne sera pas pris au dépourvu. Selon lui, les Italiens ont démontré leur capacité à vivre avec le virus ces derniers mois, et ceci sera vital pour aborder la phase à venir.