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Stepanakert/Khankendi aussi victime de frappes, le président du Haut-Karabakh prêt à se défendre

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Le président de la république autoproclamée de l'Artsakh ou Haut-Karabakh, Araïk Haroutiounian en conférence de presse, 11 octobre 2020
Le président de la république autoproclamée de l'Artsakh ou Haut-Karabakh, Araïk Haroutiounian en conférence de presse, 11 octobre 2020   -   Tous droits réservés  AP/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Le cessez-le-feu humanitaire devait débuter samedi, mais à Stepanakert/Khankendi, dans le territoire séparatiste arménien du Haut-Karabakh, une frappe a détruit une partie de la maison de cet homme peu avant 23 h, heure locale.

Ashot Agmajanian nous montre les dégâts à l'intérieur, comme à l'extérieur...

Khankendi pour les Azerbaïdjanais répond au nom de Stepanakert et est la capitale de la république autoproclamée de l’Artsakh pour les Arméniens. Ce territoire disputé fait environ 11 500 km² et abrite 151 000 habitants.

Avant que nous ayons pu nous asseoir avec Ashot, une sirène aérienne retentit et nous devons nous mettre à l'abri. Depuis le 27 septembre, ces sirènes rythment la ville.

A la moindre alerte, les habitants se réfugient donc dans des sous-sols, des bunkers improvisés. Les frappes aériennes d'obus ou autres devenues quotidiennes au Haut-Karabakh se traduisent par un retour à une vie que beaucoup espéraient terminée, 26 ans après la fin du premier conflit.

"Quand nous étions plus jeunes et que nos enfants étaient plus jeunes, nous rêvions qu'il n'y ait plus de guerre, nos enfants ont grandi et ils se retrouvent dans la même guerre" explique Susanna.

Les voisins se sont tous retrouvés, comme une grande famille... Depuis deux semaines, cet abri est devenu leur foyer commun.

A la surface, dans la rue, des décombres témoignent de l'intensité des bombardements.

Les dirigeants du Haut-Karabakh ou encore de la république de l’Artsakh disent pouvoir se défendre et se montrent déterminés comme son président élu en mai dernier, Araïk Haroutiounian :

"Notre intention est qu'il n'y ait pas de retrait des troupes".

"Nous continuerons notre lutte".

"Nous avons demandé aux auteurs des frappes des négociations de paix "

"Et nous sommes favorables à ce que ces questions soient résolues selon les principes reconnus par le groupe de Minsk".

Trois frappes avaient eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche selon des journalistes de l'Agence France Presse. Dimanche, les frappes ont continué et toute la soirée, les sirènes ont retenti dans l'air de Stepanakert/Khankendi.