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Haut-Karabakh : la souffrance des civils des deux côtés de la ligne de front

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Un civil marchant dans les ruines d'une maison à Ganja en Azerbaïdjan
Un civil marchant dans les ruines d'une maison à Ganja en Azerbaïdjan   -   Tous droits réservés  Ismail Cozkun/IHA
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Alors que les sirènes retentissent dans la capitale de la République autoproclamée du Haut-Karabakh, des femmes se dirigent vers les sous-sols pour échapper à de possibles bombardements.

A Stepanakhert/Khankendi, les civils se terrent

La trêve, qui devait entrait en vigueur samedi, n'a jusqu'ici jamais été respectée obligeant les civils à se terrer dans les refuges.

Une habitante de Spepanakhert/Khankendi fait part de sa colère et sa peur : "Si un soldat adverse était assis à côté de moi, je l'étranglerais, sans arme. J'ai déjà perdu mon mari et maintenant, je risque de perdre mon petit-fils et d'autres de mes proches : un gendre, un frère. Pourquoi ? N'avons-nous pas eu assez de pertes pendant la guerre précédente?"

J'ai déjà perdu mon mari et maintenant, je risque de perdre mon petit-fils et d'autres de mes proches (...) N'avons-nous pas eu assez de pertes pendant la guerre précédente ?
Une habitante de Stepanakert/Khankendi

Des civils azerbaïdjanais réfugiés dans une école

Côté azerbaïdjanais également, les civils souffrent des bombardements des troupes séparatistes du Haut-Karabakh. Des centaines de civils ont trouvé refuge dans un village. Ils ont tout laissé derrière eux.

Une déplacée témoigne : "Nous sommes partis le 27 septembre au petit matin quand ils ont commencé à bombarder. Tout le monde a couru. Les maisons étaient détruites. Les gens sur la route mouraient. Nous avons deux voisins qui ont été tués par un obus."

Un père de famille ajoute : "Les enfants étaient effrayés par le bruit des bombardements. Ils étaient effrayés. C'est pourquoi nous sommes partis et nous sommes venus ici. Dieu bénisse notre gouvernement, il nous a tout fourni ici. Mais nous voulons retourner sur nos terres. Mon frère est resté là-bas, il est train de se battre en ce moment. Si on me le demande, j'irai aussi."

Nous voulons retourner sur nos terres. Mon frère est resté là-bas, il est train de se battre en ce moment. Si on me le demande, j'irai aussi.
Un déplacé azerbaïdjanais

Près de deux semaines après la reprise du conflit dans la région, le bilan des combats faisait état ce mardi de plus de 600 morts, dont plusieurs dizaines de civils. Un bilan très partiel, difficile à vérifier.