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Covid-19 : la France se reconfine face à la pandémie qui s'aggrave en Europe

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Covid-19 : la France se reconfine face à la pandémie qui s'aggrave en Europe
Tous droits réservés  Laurent Cipriani/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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La France, qui a dépassé les 36 000 morts depuis le début de l'épidémie, est reconfinée, pour la deuxième fois, depuis vendredi 00h00.

Un confinement différent du printemps

Ce confinement ne sera pas tout à fait identique à celui très strict connu au printemps pendant deux mois par la France, au moment d'une première vague qui avait fait 30 000 morts. Les crèches, écoles, collèges et lycées doivent rester ouverts avec un protocole sanitaire renforcé, ce qui devrait permettre à de nombreux parents de poursuivre le travail. Mais les commerces "non essentiels" seront de nouveau fermés, tout comme les salles de cinéma et de spectacle.

"Il n'y a pas d'autre solution"
Jean Castex
Premier ministre français

Le Premier ministre français Jean Castex prévoit un pic d'hospitalisations en novembre "plus élevé qu'en avril".

Les autorités françaises redoutent la saturation des services de réanimation, où plus de la moitié des 5 800 lits disponibles sont déjà occupés par des patients atteints du Covid-19.

La France devient ainsi un des rares pays ou régions en Europe - avec l'Irlande et le Pays de Galles - à choisir de confiner l'ensemble de sa population, l'arme la plus puissante contre le virus.

Jeudi, les Français se préparaient à cette perspective. Certains se précipitaient chez le coiffeur tandis que d'autres procédaient à l'achat de cartouches d'encre ou de papier toilette.

D'autres, quelques dizaines à Paris et dans certaines régions, ont manifesté jeudi soir pour dénoncer ce reconfinement. "Les gens vont se retrouver à 20 ou à 30 chez eux à faire la fête et se refiler le Covid et dans trois mois rebelote", a regretté l'organisateur du rassemblement à Castres (sud), Davy Caravaca.

Pluie de restrictions en Europe

En Europe, les pays se barricadent les uns après les autres pour faire face à une deuxième vague meurtrière, comme l'Espagne, où cinq régions dont celle de Madrid bouclent leur territoire vendredi.

Les députés espagnols ont approuvé jeudi la demande du gouvernement de prolongation pour six mois de l'état d'urgence sanitaire.

En Grèce, la deuxième ville du pays, Thessalonique, voit vendredi ses bars et restaurants fermer. Tout en excluant un confinement général comme au printemps, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis compte annoncer vendredi "un plan d'action d'un mois (...) pour prévenir le pire".

La Belgique, pays où le coronavirus circule le plus intensément, a convoqué vendredi une nouvelle réunion de crise. "Le pire reste encore à venir", a jugé le porte-parole du gouvernement pour le coronavirus, Yves van Laethem.

En Angleterre de nouvelles régions vont être placées samedi au niveau d'alerte 2, interdisant aux habitants concernés de rencontrer des personnes n'appartenant pas à leur foyer à l'intérieur. Mais le gouvernement britannique résiste toujours aux appels à confiner l'Angleterre.

Au Portugal, en plus du port du masque rendu obligatoire en extérieur depuis mercredi, le gouvernement a décidé d'interdire les déplacements non justifiés entre municipalités du vendredi au mardi, pour limiter les rassemblements traditionnels pour la Toussaint.