L'appel à l'aide des soignants en France

Manifestation des soignants à Paris, 15 octobre 2020
Manifestation des soignants à Paris, 15 octobre 2020 Tous droits réservés Michel Euler/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Par Anelise Borges et Sandrine Delorme
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Avec la seconde vague de Covid-19, le cortège de maladies hivernales débarque et les soignants sont inquiets et fatigués : il faut plus de personnel, plus de moyens.

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Les fantassins de l'armée française de lutte contre le Covid-19 sont à bout...

"On est tous très très fatigués. On est sur les nerfs, on est à fleur de peau, on est pas bien."

La grève nationale du personnel médical aura-t-elle permis au gouvernement et au public de prendre toute la mesure de la réalité quotidienne des soignants ? En tout cas, le message envoyé était clair.

"C'est affreux. il manque du personnel partout. Nous manquons de ressources... nous travaillons dans des conditions déplorables."

Depuis des années, les médecins et les infirmières dénoncent des conditions de travail épuisantes, un manque chronique d'investissements. Selon eux, la promesse du gouvernement d'injecter 8 milliards d'euros dans leur secteur n'est tout simplement pas suffisante.

Certains ont déjà baissé les bras ou sont sur le point de le faire :

"Mon corps a lâché. Ma tête, et bien je vais devoir la réparer. J'ai vu des collègues tomber malades... et à la fin nous les avons entendus (le gouvernement) dire : "vous allez retourner au combat parce que nous vous faisons confiance". Et bien, ce sera sans moi. Et voilà."

Le couvre-feu instauré dans 9 grandes villes françaises dès samedi sera-t-il suffisamment efficace pour réduire le nombre de nouveaux cas quotidiens et le nombre d'admissions à l'hôpital ?

Beaucoup l'espère :

Bruno Megarbane, chef du service de soins intensifs médicaux de l'hôpital Lariboisière explique que**"le problème, cette fois, c'est que l'épidémie rebondit en hiver. En hiver, nous avons un grand nombre de patients qui sont hospitalisés pour décompensation de maladies respiratoires ou cardiaques chroniques, de virus saisonniers ou de grippe. Et généralement, aux mois de décembre-janvier-février, nous sommes à saturation de lits,** indépendamment** du Covid-19 ".**

C'est le président français qui a déclaré la "guerre" de la nation au coronavirus en mars dernier. Aujourd'hui, ceux qui sont en première ligne se demandent combien de temps il leur donnera les moyens de continuer à combattre cette épidémie et combien de temps ils tiendront.

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