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À Berlin, la police disperse au canon à eau une manifestation d'"anti-masques"

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La police utilise des canons à eau pour disperser la foule opposée aux restrictions liées au Covid-19, à Berlin, le 18 novembre 2021
La police utilise des canons à eau pour disperser la foule opposée aux restrictions liées au Covid-19, à Berlin, le 18 novembre 2021   -   Tous droits réservés  Michael Sohn/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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La police allemande a fait usage mercredi à Berlin de canon à eau pour disperser une manifestation d'opposants aux mesures restrictives imposées par la pandémie de coronavirus en raison de leur refus de porter un masque, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Peu auparavant, la police avait ordonné la dissolution de ce rassemblement d'entre 5.000 et 10.000 personnes près de la porte de Brandebourg, au coeur de la capitale, après leur avoir enjoint à plusieurs reprises par haut-parleurs de respecter les consignes sanitaires.

"Honte! Honte", scandaient des participants en refusant de quitter l'avenue du 17-Juin, la longue artère qui part de la porte de Brandebourg et où ils avaient commencé de se réunir dans la matinée.

Ces protestataires, qui répondent à l'appel d'un collectif hétéroclite baptisé "les libres-penseurs", accusent le gouvernement d'Angela Merkel de vouloir instaurer une "dictature" alors que depuis début novembre, l'Allemagne a renforcé les restrictions pour tenter d'endiguer la seconde vague de contaminations.

Ce rassemblement intervient également alors que les deux chambres du parlement (Bundestag et Bundesrat) doivent adopter dans la journée une réforme qui inscrit dans la loi nationale une batterie de mesures pour lutter contre la propagation du virus, comme le respect de la distanciation sociale ou le port du masque.

Sur des groupes de discussion en ligne, certains des opposants n'hésitaient pas à comparer cette réforme à la loi sur les pleins pouvoirs octroyés à Adolf Hitler en 1933, à peine deux mois après son accession à la chancellerie.

Ces comparaisons ont suscité l'ire d'une partie des responsables politiques, notamment du vice-chancelier Olaf Scholz et du ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Dans la manifestation, certains brandissaient des pancartes en forme de photo-montage montrant Angela Merkel en tenue de bagnarde, barrées du mot "coupable".

Les autorités allemandes avaient interdit la tenue de cette manifestation devant le Reichstag, le bâtiment qui abrite la chambre des députés (Bundestag) par crainte de débordements violents.

Le 7 novembre à Leipzig, dans l'ex-RDA, une manifestation similaire, rassemblant plus de 20.000 personnes, avait dégénéré en violences et suscité un vif débat sur l'opportunité d'autoriser de tels rassemblements en pleine mesures sanitaires coercitives.

Un autre défilé, à Francfort ce samedi, s'était également traduit par des échauffourées.