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Sentinel-6, le satellite européen chargé de surveiller la montée des océans

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Satellite de la mission Copernicus.
Satellite de la mission Copernicus.   -   Tous droits réservés  ESA
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Surveiller la montée des océans et la fonte des glaces depuis l'espace, c'est la mission confiée au satellite européen Sentinel-6, qui doit s’envoler ce samedi depuis la base californienne de Vandenberg, à bord d’une fusée Falcon-9 de SpaceX.

"C'est probablement très difficile à imaginer, mais à une altitude de 1 300 kilomètres, vous pouvez mesurer - avec bien sûr quelques algorithmes et des calculs - un changement du niveau de la mer de quelques millimètres. Et c'est ce que fait notre satellite", explique le directeur des programmes d'observation de la Terre pour l'Agence spatiale européenne (ESA), Joseph Aschbacher.

L'agence spatiale européenne espère que le lancement de Sentinel-6 se passera mieux que celui de la fusée Vega en début de semaine, qui a échoué huit minutes après le décollage, détruisant des satellites espagnols et français à bord.

Sentinel-6 deviendra le huitième satellite au service du programme européen d'observation de la Terre Copernicus, chargé de mesurer de nombreux éléments, comme la pollution ou les inondations.

Prochaine mission : tracer les émissions de CO2

Mais l'Agence spatiale européenne ne compte pas s'arrêter là. Elle attribue actuellement des contrats pour la construction de six autres Sentinelles, afin d'étudier de nouveaux paramètres depuis l'espace.

"Avec ces six nouvelles missions, nous entrons dans Copernicus 2.0, la prochaine phase de Copernicus, poursuit Joseph Aschbacher. _Ce sont différents types de missions avec des capteurs très différents, des appareils de mesure de la pollution atmosphérique, des instruments pour mesurer le CO2 avec une précision que nous n'avions jamais eue auparavant. Nous mesurerons les calottes polaires, le climat, la sécurité alimentaire, les ressources, en Europe mais aussi au niveau mondia_l".

Le premier de ces six nouveaux satellites devrait être lancé en 2025. Il permettra de tracer le CO2 avec une grande précision et d'identifier la différence entre les émissions naturelles et celles produites par l'homme.