DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

France : ouverture (et suspension provisoire) du procès de Nicolas Sarkozy

euronews_icons_loading
Nicolas Sarkozy à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, ce lundi 23/11/2020.
Nicolas Sarkozy à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris, ce lundi 23/11/2020.   -   Tous droits réservés  Michel Euler/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
Taille du texte Aa Aa

A peine ouvert, le procès de Nicolas Sarkoy est provisoirement suspendu. Le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel comparaît l'ancien président, a en effet décidé d'ordonner une expertise médicale d'un des prévenus, Gilbert Azibert, absent à l'audience pour des raisons médicales.

L'audience qui avait débuté en début d'après-midi, pourrait reprendre ce jeudi.

C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République, qu'un ancien président comparaît physiquement devant des juges pour une affaire de corruption.

Dans ce dossier, dit "des écoutes", Nicolas Sarkozy est poursuivi pour avoir promis un poste à Monaco au magistrat Gilbert Azibert en échange d'informations confidentielles dans une autre affaire, l'affaire dite Bettencourt, concernant le financement de sa campagne électorale de 2007. Une affaire dans laquelle il a bénéficié ensuite d'un non-lieu.

Le troisième protagoniste de cette affaire des écoutes, c'est l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog.

Les deux hommes ont échangé de manière secrète en utilisant un nom d'emprunt, celui de Paul Bismuth, qui se trouve être un ancien camarade de lycée de l'avocat.

Bismuth contre "Bismuth"

Aujourd'hui, le vrai Paul Bismuth demande réparation pour le tort causé par cette affaire.

Il (Paul Bismuth) subit en permanence un préjudice moral. Imaginez, à chaque fois, il fait l'objet de quolibets de X, Y, Z, etc. sur le fait que, dans le procès Sarkozy, au lieu de dire "procès Sarkozy", on dit "procès Paul Bismuth". Et donc aujourd'hui, il veut que ce préjudice soit réparé.
Me Frederik-Karel Canoy
Avocat de Paul Bismuth

Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy et les deux autres prévenus risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

Jusqu'à présent, l'ancien président a toujours clamé son innocence. Et de dénoncer une "instrumentalisation politique de la justice".