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Dernière ligne droite pour les négociations post-Brexit

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Dernière ligne droite pour les négociations post-Brexit
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Dernière ligne droite pour les négociations post-Brexit. Au 1er janvier prochain, date de fin de la période de transition, Londres ne pourra plus commercer avec l'Union européenne dans les mêmes termes qu'auparavant.

Les discussions post-Brexit approchent de l'échéance. Il ne reste que quelques jours aux négociateurs européens et britanniques pour empêcher un départ du Royaume-Uni de l'UE sans accord. Parmi les principaux points de blocage : la question de la pêche. Les pays de l'UE veulent que leurs bateaux puissent continuer à pêcher dans les eaux britanniques, tandis que le Royaume-Uni insiste pour contrôler l'accès et les quotas.

Les agriculteurs britanniques s'inquiètent également pour l'avenir de leur secteur. Car 70 % de leurs exportations sont destinées à l'Union européenne.

"Le secteur ovin est celui qui concentre l'attention, car 40 % de l'agneau est exporté et 90 % de cette production est destinée à l'Europe. Donc, si nous n'obtenons pas d'accord, cela va être un problème majeur pour le secteur agricole en Grande-Bretagne", explique Mark Bridgeman, président de l'association CLA (The country land and business association), représentant les agriculteurs.

Paris appelle Londres à négocier "réellement"

La France a appelé lundi le Royaume-Uni à négocier "réellement" en prévenant de nouveau qu'elle n'accepterait pas "un accord dégradé".

"La priorité est à ce que les Britanniques clarifient leurs positions et négocient réellement afin de trouver un accord", a déclaré l'Elysée. "Nous avons toujours dit que nous souhaitions un accord, mais pas à n'importe quel prix. L'UE elle aussi a des intérêts à défendre, ceux d'une concurrence équitable pour ses entreprises et ceux de ses pêcheurs", a ajouté l'Elysée, en soulignant que Bruxelles avait "fait une offre claire et équilibrée de partenariat futur au Royaume-Uni".

Velléités d'indépendance en Ecosse

En Ecosse, les velléités d'indépendance reviennent en force. La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a dit souhaiter un second référendum sur le sujet, en cas de victoire de son parti aux élections locales de mai prochain.

"_Je veux envoyer ce message à nos amis et voisins européens, vous faites et ferez toujours partie de ce que nous sommes. Vous n'êtes pas loin de nous. À ceux d'entre vous qui sont venus d'autres pays pour vivre ici dans le nôtre, merci, restez s'il vous plaît. Et pour les autres pays de l'UE, l'Écosse veut revenir, et nous espérons le faire bientôt, en tant qu'État membre indépendant", a déclaré la cheffe du gouvernement écossais.
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Faute d'accord, les échanges commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni se feraient à partir du 1er janvier selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce, synonymes de quotas et de droits de douanes. Un scénario du pire redouté par tous.