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Des petites entreprises qui ne connaissent pas la crise

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Les petites entreprises cherchent à se renouveler pour trouver de nouveaux débouchés
Les petites entreprises cherchent à se renouveler pour trouver de nouveaux débouchés   -   Tous droits réservés  Matt Dunham/AP
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Le Buddy Buddy est un café situé dans l’un des quartiers à la mode à Bruxelles. Depuis le lancement de l'établissement il y a moins d'un an, ses deux fondateurs, Matt et Julien, travaillent 24h sur 24, 7 jours sur 7.

Pendant le premier confinement leur café s'était presque transformé en espace de rencontre. "Nous pouvions ouvrir que 2 heures par jour et les gens faisaient la queue et l'activité était intense en quelques heures à peine", explique Matt. Ce n'est pas le service de café qui leur a permis de rester à flot. Les deux jeunes hommes ont occupé une niche sur le marché du beurre de cacahuètes.

Tout a commencé par une collaboration dans la cuisine avant d'ouvrir un atelier pour répondre à une demande. "Alors que le café rencontrait des difficultés, la partie arachide de notre activité a explosé. Il y a eu une forte demande des magasins bio qui étaient à court de stock. Nous avions aussi beaucoup de clients qui cuisinaient chez eux", précise Matt. La production est passée de quelques centaines de pots par mois à quelques milliers de pots.

Le cas de Buddy Buddy n’est pas isolé en Belgique. Selon Unizo, l'association qui soutient les auto-entrepreneurs et les PME à Bruxelles et en Flandre, près de 2 000 entreprises ont vu le jour au cours du 2e trimestre de cette année dans la capitale belge et 11 000 en Flandre. Pour le directeur de l’organisation, Danny Van Assche, c’est une bonne nouvelle pour l’économie du pays. Le responsable n’est d’ailleurs pas étonné. "C'est quelque chose d'assez typique des entrepreneurs, les opportunités, l'innovation. Ils sont dans une nouvelle situation et même s'il y a une crise, cela crée des opportunités", assure Danny Van Assche.

Katarzyna confirme cet adage. A la même époque l'année dernière, cette professeure de danse donnait des cours et tenait une salle de sport à Louvain. Cette année elle a étendu sa clientèle au monde entier grâce au web. "Apparemment l’environnement de la maison rassure, les gens se lâchent plus et ils ont l’impression de sortir alors qu’ils ne peuvent pas", sourit-elle. Les leçons de Katarzyna sont même recommandées par des entreprises pour leurs employés. L’enseignante peut donc s’appuyer sur une clientèle locale et internationale grâce à la toile.

Avec la fermeture toujours en cours des salles de sport, des boîtes de nuit et des bars un peu partout à travers l’Europe, danser dans son salon peut se révéler comme une alternative intéressante, et peut-être même recommandé par les médecins.

Journaliste • Grégoire Lory