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Face au Covid-19, les entreprises se réinventent pour survivre

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Face au Covid-19, les entreprises se réinventent pour survivre
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En période de pandémie et de confinement, la livraison est devenue un secteur de première nécessité. Mais pour les livreurs l’activité peut tourner à l’exploitation.

Il existe cependant des exceptions. Gilles travaille depuis deux ans pour une coopérative, Dioxyde de gambettes. Il le fait par nécessité mais aussi par engagement. "C’est aussi un choix par conviction politique et puis évidement l’écologie est aussi au centre de tout ça", explique le jeune homme, casque sur la tête. Lui et ses collègues bénéficient d’un contrat et ont accès à la sécurité sociale. Mais Gilles reconnaît que c’est un cas à part pour le secteur. Les livreurs ne sont "absolument pas respectés", regrette-t-il.

Face aux grandes plateformes numériques, la coopérative joue la carte d’une économie sociale et environnementale. Elle existe depuis 2015 mais la pandémie a bouleversé l’activité. Plusieurs salariés sont au chômage partiel mais la procédure semble avoir été acceptée sans trop de difficulté.

François Bellenger travaille pour la coopérative Dioxyde de gambettes. La crise sanitaire et ses conséquences soulignent "une fois de plus de la nécessité de ce travail et qu'il soit reconnu aux yeux de tous", insiste-t-il.

Le besoin de livraison ne s’est pas arrêté avec la pandémie. La coopérative s’est donc adaptée, elle a cherché de nouveaux clients et s'est engagée dans une autre façon de travailler avec eux. "O_n a su se réadapter par la livraison chez les particuliers avec certains clients à nous qui se sont eux-mêmes transformés en même temps_", explique François Bellenger.

C’est le cas de la brasserie En stoemelings. La société fait partie des clients de la coopérative. Les bars et les restaurants fermés, les machines se sont arrêtées, dans un premier temps. Elles se sont relancées pour répondre à des demandes de clients individuels. Lors de "la première vague on a réussi à même un peu plus que compenser nos pertes liées" à la fermeture de la restauration et des débits de boisson, précise Samuel Languy, directeur et propriétaire de la brasserie. Mais il souligne que cette solution n’est qu’une béquille d’urgence, elle n’est pas tenable sur le long terme.

Les perspectives d’avenir sont d’ailleurs très floues pour le secteur. Le défi pour les petites entreprises qui peinent à maintenir leur activité est de survivre en favorisant l’économie locale.

Journaliste • Grégoire Lory