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Attentat de Charlie Hebdo : la prison à vie requise contre le principal accusé, Ali Riza Polat

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Par Euronews
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Une oeuvre de "street art" à Paris, en hommage aux membres assassinés de Charlie Hebdo : photo prise le 2 septembre 2020
Une oeuvre de "street art" à Paris, en hommage aux membres assassinés de Charlie Hebdo : photo prise le 2 septembre 2020   -   Tous droits réservés  Michel Euler/AP

Des peines allant de cinq ans d’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité ont été requises à l’encontre des 14 accusés jugés devant la cour d’assises spéciales de Paris pour les attentats de janvier 2015.

Les réquisitions sont tombées ce mardi à la mi-journée au procès des attentats de janvier 2015 à Paris, qui avaient été perpétrés contre l'équipe de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, l'épicerie juive Hyper Cacher et une policière de Montrouge. Le parquet national antiterroriste a réclamé des peines allant de cinq ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre des 14 accusés qui sont jugés depuis le 2 septembre dernier.

La perpétuité requise contre Ali Riza Polat

La prison à vie a été requise contre Ali Riza Polat, soupçonné d'avoir joué un rôle "pivot" dans la préparation des attaques sanglantes, ainsi qu'à l'encontre de Mohamed Belhoucine, jugé par défaut et présumé mort en Syrie, par la Cour d'assises spéciale de Paris.

M. Polat, 30 ans au moment des faits, "a occupé tout au long de ce procès une place particulière", a souligné l'un des deux avocats généraux, Jean-Michel Bourlès, en décrivant un accusé "impulsif, intolérant à la frustration, intolérant à la contradiction".

Ali Riza Polat "connaissait nécessairement, indubitablement, la proximité avérée de Coulibaly avec l'idéologie jihadiste", a estimé M. Bourlès. "Même s'il le conteste", il avait "une connaissance précise du projet terroriste" de son "ami" Amedy Coulibaly, a ajouté le magistrat, en notant que l'accusé avait côtoyé "tous les protagonistes" du dossier.

30 ans de prisons réclamés à l'encontre "la princesse de l'EI"

Le parquet a également réclamé trente ans de réclusion, peine assortie d'une période de sûreté des deux tiers, contre Hayat Boumeddiene, l'ex-compagne du terroriste islamiste Amedy Coulibaly, jugée en son absence car elle s'est volatilisée quelque part en Syrie.

Cette figure du jihad féminin "n'a jamais démenti le bien-fondé de l'action" de Coulibaly, a souligné Julie Holveck, en insistant sur la radicalisation ancienne de la jeune femme, qui a rejoint les rangs de l'Etat islamique. "Elle est devenue un instrument de propagande, c'est elle la princesse de l'EI".

Un éventail de peines plus large a été demandé à l'encontre des 11 autres accusés, jugés pour leur soutien logistique présumé aux frères Cherif et Saïd Kouachi et à Amedy Coulibaly, auteurs des attaques qui ont fait 17 morts et soulevé une onde de choc mondiale.

"Les condamnations devront être à la hauteur de l'extrême gravité des faits", a lancé devant la cour d'assises spéciale de Paris l'avocate générale, Julie Holveck, en conclusion de ce réquisitoire à deux voix, entamé lundi matin. "Votre décision sera scrutée, soupesée, regardée à la loupe".