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Avec la crise sanitaire, les "écoles de la seconde chance" font le plein

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Les élèves de l'Epide de Margny-Lès-Compiègne
Les élèves de l'Epide de Margny-Lès-Compiègne   -   Tous droits réservés  euronews
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Des élèves en uniforme et au garde à vous. Non, ce n'est pas une école militaire, mais un centre d'apprentissage pour jeunes en difficulté. Nous sommes à Margny Les Compiègne, dans le nord de la FRance, et cet établissement est l'un des 19 internats Epide (**l'Etablissement pour l'insertion dans l'emploi) **financés par l'Etat.

Avec la crise sanitaire et le confinement, les demandes d'inscription ont explosé.

Destiné aux jeunes en échec scolaire ou social, ces établissements, auparavant sous la tutelle de l'armée, offrent un enseignement et une formation professionnelle, comme une école de la seconde chance.

Shamseddine, 21 ans, est l'un des nouveaux arrivants :"J'ai arrêté l'école à 17 ans, et de 17 ans jusqu'à 21 ans, j'ai pas travaillé beaucoup, j'ai travaillé qu'un mois ou deux, pas plus. Sinon, j'ai rien fait d'autre (...) J'avais eu quelques petits problèmes avec la justice, du coup je me suis dis si je me bouge pas, peut-être que ça va mal finir. Ou quelque chose comme ça. Je me suis dit qu'il vaut mieux travailler que rien faire aussi, au moins je fais quelque chose de ma vie."

Le taux d'occupation du centre a bondi de presque 10% en moins d'un an, une hausse inhabituelle. Aujourd'hui, 120 des 180 places sont pourvues. La formation dure huit mois, et tout est fait pour une réinsertion rapide des elèves, qu'on appelle ici les "volontaires".

Bettina Fenet, directrice du centre : "Les projets professionnels sont définis dès les deux premiers mois du parcours et tout le reste va être orienté vers cette finalité-là."

On peut aussi passer son permis de conduire, et pour seulement 150 euros... De quoi ajouter une nouvelle corde à son arc avant de retourner dans la vie active