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Après une année 2020 pleine de bouleversements, voici ce qui vous attend en 2021

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Chaotique, incertaine, pleine de bouleversements, mais aussi de solidarité et d’adaptations : cette année 2020 était comme aucune autre. La crise sanitaire mondiale a pris les plus grandes puissances par surprise et a testé nos capacités de résistance et de résilience.

En 2021, de nombreux défis économiques, géopolitiques, sociaux et climatiques nous attendent, à l’aube d’un monde qui va devoir continuer de s’adapter pour survivre. Survivre aux crises sanitaire, économique, climatique, mais aussi s’adapter aux nombreux changements politiques et aux désirs de plus de libertés et de démocratie exprimés par les citoyens de nombreux pays.

Une année cruciale aussi pour l’Union européenne, qui met en place un plan de relance basée sur un emprunt commun et qui doit faire face au départ du Royaume-Uni, à l’issue d’une période de transition et après plusieurs années de négociations sous tensions.

Le Covid-19 : suite et vaccin ?

Cette année 2021 devrait être marquée par l’arrivée d’un ou de plusieurs vaccins. Le Royaume-Uni a été le premier pays au monde à dégainer le sien. Mais de nombreuses questions restent sans réponse: quelle sera l’immunité développée par ceux qui l’ont reçu ? Combien choisiront de se le faire administrer ? Permettra-t-il à un retour à une vie normale ?

Vu comme le remède à tous nos maux par les gouvernements du monde entier, ces vaccins développés en un temps record suscitent les craintes et la défiance, dans certains pays plus que d’autres. Autre question : la planète entière y aurai-elle accès ou sa distribution ne sera-t-elle que le reflet des inégalités entre pays riches et pays pauvres ? Ce vaccin sera aussi à coup sûr le plus grand test de solidarité à échelle planétaire qui démontrera ou non la capacité des grandes puissances à assurer son accès équitable.

Joe Biden : le changement, c'est maintenant ?

2021 sera aussi l’année de la promesse du changement aux Etats-Unis. Donald Trump battu, même si ce dernier ne semble pas vouloir le reconnaître, place à Joe Biden, dont l’intronisation le 20 janvier marquera le retour des démocrates au pouvoir, après 4 ans de mandat trumpiste, marqué par de bons résultats sur le font économique, mais aussi par l’aggravation des divisions qui traversent l’Amérique.

Les défis du nouveau président américain seront nombreux : mettre un coup d’arrêt à une pandémie qui a tué plusieurs centaines de milliers de personnes, mais aussi réconcilier un pays toujours hanté par la question raciale et les inégalités.

Sur le front international, les relations avec l’Europe vont-elles s’apaiser et le nouveau président mettra-t-il un terme aux guerres commerciales ? Sur le fond, tout ne sera sans doute pas aussi facile. Sur la méthode, il devrait y avoir du changement, avec un retour au multilatéralisme. En témoigne le retour annoncé et promis des Etats-Unis au sein de l’accord de Paris sur le climat.

Le climat, toujours au coeur des préoccupations, et des décisions ?

Cet accord sur le climat de 2015 aura d'ailleurs fêté en décembre 2020 ses 5 ans. Et d’ailleurs, à l’occasion de cet anniversaire, l’Union européenne a décidé de revoir à la hausse ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais les ONG jugement cet accord en trompe-l’oeil et insuffisant pour tenir les objectifs de l’accord de Paris.

Autre sujet qui va tester la capacité de la nouvelle Commission européenne à réformer en profondeur : les migrations et l’asile. En 2020, l’incendie du camp de Moria en Grèce a remis en lumière l’échec d’un système. Après plusieurs années d’atermoiements et alors que des pays comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Malte se plaignent d’un manque de répartition des efforts sur le continent, le nouveau pacte européen pour la migration et l'asile vise à rendre les Etats membres plus solidaires les uns des autres pour éviter la concentration des populations immigrées dans certains d'entre eux, à renforcer la lutte contre l'immigration illégale, mais aussi à protéger les opérations de sauvetage des ONG.

Économie : après le chaos, la relance ?

Sur le front économique, "chaos" était le mot pouvant résumer 2020, "incertitude" est sans doute le maître mot de ce début d’année 2021. Le FMI a revu ses prévisions de croissance à la baisse et la relance attendue l’année prochaine pourrait mettre plus de temps que prévue à survenir.

L’arrivée des vaccins pourrait être la bouée de sauvetage dont l’économie a besoin, mais reste que les plans de relance colossaux laissent une ardoise salée : des pays déjà endettés le sont davantage encore, les inégalités se creusent et les effets de la crise ne vont pas s’estomper dans un claquement de doigt.

Si l’Europe est parvenue à se mettre d’accord sur un plan de relance qui implique emprunt commun - une première sur le continent européen - le départ définitif du Royaume-Uni de l’UE à compter du 1er janvier continue de faire planer les doutes pour de nombreux secteurs. Alors que la confiance entre Londres et Bruxelles a été mise à mal par des années de négociations tortueuses, ce Brexit constitue aussi un défi pour l’UE. Les Vingt-Sept vont devoir s’habituer à ce nouveau partenaire, qui pourrait aussi être un concurrent à ses portes.

L'agenda de 2021

Le mois de janvier sera donc chargé avec la fin de la période de transition, qui actera définitivement le Brexit et le début d’une nouvelle ère pour les relations entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept. Aux Etats-Unis, beaucoup espèrent aussi le début d’une nouvelle ère quand Joe Biden prêtera serment le 20 janvier pour devenir, à 78 ans, le 46ème président des Etats-Unis. Mais Covid-19 oblige, sans les foules d’antan réunies devant la Maison-Blanche.

De nombreux enjeux politiques seront à suivre ensuite dans les mois suivants avec l’élection législative en Bulgarie, qui survient après des mois de manifestations de masse contre la corruption, au cours de la deuxième moitié de l’année 2020. Elections présidentielles aussi au Kosovo, après la démission en 2020 de son président Hashim Thaci, pour qu’il soit jugé à La Haye pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ».

Le 6 mai, les Écossais sont également appelés aux urnes. Ils avaient voté en majorité contre le Brexit. Et il se trouve que l'issue de ce dernier, l’élection de Boris Johnson et sa gestion de la crise du coronavirus ont renforcé les rangs des partisans de l’indépendance. La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, s’est dite en faveur d'un nouveau référendum sur cette question au début de la prochaine législature.

Les rendez-vous internationaux seront également au programme en mai 2021. Le Forum Economique de Davos se déroulera, non pas à Davos, mais à Singapour. Et toujours en mai, le concours de l’Eurovision devrait être de retour.

En juin, l’Iran choisira son nouveau président. Après deux mandats, le modéré Hassan Rohani doit laisser sa place, alors que le pays continue d’être confronté à une sévère crise économique après le rétablissement de lourdes sanctions américaines. De cette élection et de la nouvelle présidence Biden dépend le futur des négociations sur le nucléaire iranien, alors que Téhéran s’est affranchi de la plupart de ses obligations prévues par l’accord de Vienne.

Deux mois plus tard, c'est un triste anniversaire que les Américains commémoreront : les 20 ans des attentats du 11 septembre 2001. Mais ce mois de septembre sera aussi marqué par des élections législatives cruciales en Russie, après une année 2020 marquée, entre autres, par des changements constitutionnels et la tentative d’empoisonnement de l’opposant Alexei Navalny.

Enfin, avant les élections en République Tchèque du mois d'octobre, l'évenement de fin d'année aura lieu en Allemagne. La nouvelle majorité élue à l'issue des législatives du 26 septembre désignera le chancelier - ou la chancelière - qui succèdera à Angela Merkel. Après 16 ans au pouvoir, la chancelière conserve une popularité au sommet. Un cas d'école en Europe en temps de crise.