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L'année 2020 a été marquée par des mouvements de contestation en Europe de l'Est

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Par Euronews
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Dans l'est de l'Europe, un vent de protestation et de changement souffle toujours plus fort. Les contestations dans les ex-républiques soviétiques de Biélorussie, de Bulgarie et de Russie ont marqué l'année 2020.

Biélorussie : Loukachenko souhaite passer en force

Le 16 août 2020, 200 000 personnes se sont rassemblées à Minsk pour une manifestation, la plus importante de l'histoire du Belarus, alors le que président Alexandre Loukachenko s'apprêtait à être réélu, dans un contexte de fraude massives. Depuis, les protestations ont continué, avec leurs lots de répressions et de victimes.

Face à cette instabilité Vladimir Poutine a invité le "dernier dictateur d'Europe" à engager des réformes. Alexandre Loukachenko a dit envisager éventuellement un départ, après l'adoption d'une nouvelle constitution.

Dans ce contexte, l'Union européenne a condamné et sanctionné le régime, en promettant un soutien économique à toute transition démocratique respectueuse des droits de l'homme. Bruxelles a d'ailleurs affirmé son soutien à l'opposante Svetlana Tikhanovskaya, en l'accuillant au parlement européen.

La corruption demeure en Bulgarie

En Bulgarie, également, depuis trois mois, le peuple est dans la rue pour exiger la démission du premier ministre Boïko Borissov. Le conservateur est à la tête du pays depuis 2009. Lui et son entourage baignent dans des affaires de corruption et de liens avec l'oligarchie.

Le président Rumen Radev a réclamé en vain, la démission du gouvernement et du puissant procureur en chef Ivan Geshev. Près de 14 ans après son adhésion à l'UE, la Bulgarie, reste l'État le plus pauvre de l'Union, miné par la corruption.

Vladimir Poutine peut rester jusqu'en 2036

En Russie, Vladimir Poutine est au pouvoir depuis 2000. Depuis le dirigeant soviétique Joseph Staline, il détient le record de longévité à la tête de la Russie moderne. Son quatrième mandat s'achève en 2024. Grâce à un référendum qui s'est tenu en juillet, remporté avec 78% des voix, le leader russe pourra rester au pouvoir jusqu'en 2036.

Des figures de l'opposition ont dénoncé ce scrutin, en vain. Parmi elles, Alexeï Navalny, visé par une tentative d'empoisonnement en août dernier. L'homme estime que Vladimir Poutine souhaite rester président à vie ; il l'accuse d'ailleurs d'être le commanditaire de sa tentative d'empoisonnement. Sa convalescence, en Allemagne, a duré plus d'un mois.

Son cas risque de galvaniser les tensions entre Européens et Russes, à un moment où le Kremlin se sait observée par l'opinion publique internationale. Les pays occidentaux accusent Moscou d'éliminer ses opposants politiques.