Gibraltar : plus que 72 heures pour éviter une frontière dure avec l'UE

Gibraltar : plus que 72 heures pour éviter une frontière dure avec l'UE
Tous droits réservés AP Photo/Javier Fergo
Par Maxime Biosse Duplaneuronews
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Le rocher de Gibraltar, comme le caillou dans la chaussure du Brexit.

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Le rocher de Gibraltar, comme le caillou dans la chaussure du Brexit. Les autorités espagnoles viennent de donner un ultimatum de 72 heures au Royaume-Uni pour éviter le rétablissement d’une frontière dure entre l’Espagne et l’enclave britannique.

Madrid se dit prêt à "lever la barrière" mais Londres doit doit faire un effort, au risque d'une frontière fermée au 1er janvier.

Arancha González Laya est le ministre espagnole des Affaires Etrangères : "Il n'y a pas de plan B. Donc soit l'Espagne et le Royaume-Uni trouvent un accord soit il y aura une vraie frontière européenne à Gibraltar. Il n'y a pas de plan B".

La presqu'île, sous souveraineté britannique depuis plus de trois siècles, ne fait pas partie des termes de l'accord de libre-échange trouvé le 24 décembre entre Londres et l'Union Européenne. Si aucun compromis n'est trouvé, rappelle l'Espagne, ce sont des embouteillages monstres qui vont se former à la frontière... "Une des conséquences possibles d'une absence d'accord c'est que des files d'attente se forment entre Gibraltar et le continent et qu'il y ait des difficultés comme celles que nous avons vues à Douvres ces derniers jours".

Car en cas de Brexit dur, l'Espagne devrait mettre en place des contrôles policiers, phytosanitaires et de sécurité sur les plus de 200 camions qui passent d'un côté à l'autre chaque jour.

  • Tous les citoyens, à l'exception des 15 000 travailleurs transfrontaliers, auraient besoin d'un visa dans leur passeport pour traverser.
  • Les habitants du Rocher n'auraient plus accès à la sécurité sociale espagnole
  • Gibraltar sortirait de l'espace aérien européen.

Les conséquences seraient par ailleurs désastreuses pour les municipalités espagnoles voisines, dont l'économie dépend largement des relations avec l'enclave britannique. Et c'est bien le contrôle des passagers au port et à l'aéroport de Gibraltar qui pose problème. L'Espagne voudrait que ce soit l'agence européenne Frontrex qui en soit chargée, et qui rendrait compte directement aux autorités espagnoles.

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