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Premier jour de la zone de libre-échange à l'échelle du continent africain

Premier jour de la zone de libre-échange à l'échelle du continent africain
Tous droits réservés  Malak Harb/AP
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Par Euronews
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Avec la Zlecaf, l'Afrique voit grand. Cette zone de libre-échange destinée à booster des échanges commerciaux entre pays africains va progressivement se mettre en place.

C'est désormais une réalité. L'Afrique dispose d'une zone de libre-échange à l’échelle du continent. La Zlecaf est entrée en vigueur ce 1er janvier. Tous les pays africains, à l'exception de l’Érythrée, y ont adhéré ou sont en passe de le faire. Plus de 40 ont ratifié leur adhésion.

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L'archipel de Sao Tomé-et-Principe a été le premier. Sa cheffe de la diplomatie reconnaît que ce n'est que le début. La Zlecaf se donne 15 ans au maximum pour supprimer la majorité des taxes douanières sur les biens et services.

« Comme tout nouvel accord, il comporte des défis, qui sont notamment la question des liaisons aériennes et celle de la circulation des personnes dans une même région, explique Edite Ten Jua_. Mais ce sont des défis sur lesquels nous progressons et que nous allons relever. Et puis, il y a également la question des droits de douane. La circulation est libre mais il faut établir des listes de produits qui sont considérés comme prioritaires pour chaque pays, il y a donc toute une organisation à mettre en place. »_

Actuellement, l'Afrique compte huit régions douanières qui sont autant de blocs économiques régionaux. Favoriser une plus grande intégration africaine, c'est tout l'enjeu de cette nouvelle zone de libre-échange car les exportations sont surtout tournées vers d'autres continents.

_« Il faut améliorer avant tout les échanges commerciaux, qui sont très faibles au niveau africain, parce que nous n'avons pas suffisamment développé le commerce entre nos pays et avons privilégié l'Occident et l'Asie », rappelle _Agostinho Kapaia, représentant des entreprises exportatrices de l'Angola. 

Pour commercer plus facilement entre pays africains, il va donc falloir commencer par développer les liaisons terrestres, maritimes et aériennes. Dans ce marché d'1,2 milliard de consommateurs, le jeu en vaut la chandelle.

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