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Les étudiants européens touchés par le Brexit

Par Euronews
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Les étudiants européens touchés par le Brexit
Tous droits réservés  Mike Corder/AP
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L'université d'Utrecht est une plateforme académique pour les étudiants internationaux. Ils représentent environ 10% des 36 000 personnes inscrites dans l'établissement néerlandais. Le campus est en ce moment étonnamment calme, la pandémie a entrainé l'annulation des programmes d'échange et les étudiants doivent désormais rester chez eux.

Mais un autre événement touche aussi profondément l'image internationale de l'université : le Brexit. Le Royaume-Uni se retire aussi du programme Erasmus + ce qui pousse certains étudiants à reconsidérer leur projet académique outre-Manche. "Je ne peux plus partir dans le cadre du programme Erasmus car j'étudie l'économie et le Royaume-Uni dispose de très bonnes universités pour cela. En tant qu'étudiante internationale c'était acquis pour moi que je pourrais me rendre partout en Europe", déplore Theresa.

Sans le soutien financier d'Erasmus +, les frais d'admission et le coût de la vie au Royaume-Uni rendent le départ plus difficile pour les étudiants étrangers. Pour les Britanniques il sera aussi plus complexe d'obtenir un visa pour aller étudier sur le continent. Pour le réseau Erasmus, la sortie du Royaume-Uni est un coup porté au programme d'échange, souvent présenté comme l'un des plus grands succès du projet européen. Ses partisans vantent la création d'une conscience européenne pour plus de 10 millions de personnes depuis son lancement en 1987.

Les Pays-Bas un nouvel eldorado

Selon l'agence néerlandaise en charge de la mise oeuvre du programme Erasmus +, les Pays-Bas deviennent désormais plus attractifs aux yeux des étudiants internationaux depuis le départ du Royaume-Uni. Une étude montre que la moitié des étudiants qui suivent un cursus en anglais choisirait un établissement néerlandais comme première alternative. Ce résultat n’étonne pas Jeroen Wienen, porte-parole de l’organisation néerlandaise en charge de l’internationalisation de l’éducation. "Cela s'explique par la très haute qualité de nos programmes aux Pays-Bas, les gens parlent relativement bien anglais aux Pays-Bas, et puis il y a de nombreux programmes qui se déroulent en anglais", précise-t-il.

18 000 étudiants britanniques bénéficiaient tous les ans d'Erasmus +. Londres assure que le programme sera remplacé en septembre par un autre cadre, intitulé Alan Turing. Malgré le Brexit de nombreuses universités européennes veulent croire que l'esprit d’origine vivra encore avec le prolongement de cette longue coopération académique des deux côtés de la Manche. Cette collaboration pourrait prendre la forme de bourses universitaires et d'accords bilatéraux.