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Coup d'Etat en Birmanie : Aung San Suu Kyi arrêtée

Coup d'Etat en Birmanie : Aung San Suu Kyi arrêtée
Tous droits réservés Thein Zaw/AP
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Par euronews avec AFP, APTN
Publié le Mis à jour
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En Birmanie, l'armée a arrêté Aung San Suu Kyi et le président de la République. Elle ne reconnaît pas les résultats des législatives de novembre dernier et déclare l'état d'urgence pour un an.

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La puissante armée birmane a repris officiellement le pouvoir. Dans une déclaration sur sa chaîne de télévision, elle a fait savoir qu'elle proclamait l'état d'urgence pour un an afin de préserver la stabilité de l'Etat. Quelques heures plus tôt, elle a arrêté Aung San Suu Kyi, chef de facto du gouvernement civil et porte-parole du président de la République, Win Myint. En remplacement, elle a désigné un général comme président de la république par intérim.

Aung San Suu Kyi a rapidement réagi, appelant la population à "ne pas accepter" ce putsh. Son appel a été diffusé par son parti sur les réseaux sociaux. D'autres responsables du gouvernement ont été interpellés. Tous seraient détenus à Naypyidaw, alors que l'armée s'est emparée de l'Hôtel de ville de Rangoun, la capitale économique du pays.

Ce retour en prison d'Aung San Suu Kyi a été condamné par l'ONU, les États-Unis, l'Australie.

Thein Zaw/AP
Panneau honorant Aung San Suu Kyi à Rangoun, 29 janvier 2021Thein Zaw/AP

Nobel de la Paix, qui a perdu de son aura internationale lors du massacre et de l'exode des Rohingyas en 2017, Aung San Suu Kyi a déjà passé près de 15 ans en résidence surveillée entre 1989 et 2010.

Les militaires accusent la commission électorale de ne pas avoir remédié aux "énormes irrégularités" qui auraient eu lieu lors des législatives de novembre. Des législatives remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Les partisans de l'armée birmane et du parti Union Solidarité et Développement, soutenu par l'armée, manifestaient régulièrement contre les fraudes présumées de ces législatives. Ils étaient encore un millier samedi à Rangoun. Car la veille, la commission électorale birmane avait rejeté les accusations de fraude de l'armée.

Ce coup d'Etat intervient alors que le nouveau Parlement devait entamer sa première session ce lundi.

Il faut savoir pourtant que la constitution birmane garantit aux militaires une représentation de 25 % dans les deux chambres du Parlement et interdit à Suu Kyi de devenir présidente parce qu'elle a des enfants qui sont des ressortissants étrangers.

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