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En Bosnie-Herzégovine, les conditions de vie des migrants restent précaires

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Par Hans von der Brelie  & Stéphane Hamalian
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En Bosnie-Herzégovine, les conditions de vie des migrants restent précaires
Tous droits réservés  Ο απεσταλμένος του Euronews Hans Von Der Brelie στο Μπίχατς

En Bosnie-Herzégovine, les conditions de vie des migrants ne s'améliorent pas, malgré des financement européens destinés à soutenir le pays dans sa gestion de la crise migratoire.

L'aide annuelle de 20 millions d'euros apportée par Bruxelles à Sarajevo n'empêche pas des centaines de migrants de dormir dans des vieux bâtiments, notamment dans la ville de Bihac, proche de la frontière croate. Notre reporter, Hans von der Brelie, s'est rendu sur place.

Une soixantaine de squats ont été répertoriés dans la ville, alors que les autorités locales s'opposent à la réouverture d'un camp équipé dans le centre ville, pouvant accueillir jusqu'à 2 000 migrants.

Voilà trois ans ans qu'Anoosh, qui se dit persécuté en Iran, a décidé de se lancer pour rejoindre un ami en Allemagne. "La frontière est fermée, mais que peut-on faire ? Payer des passeurs ? Je ne sais pas" s'interroge-t-il, dans son squat.

En Bosnie, les structures étatiques ont tendance à dysfonctionner mais aussi à se heurter au refus des autorités locales. Dès qu'il s'agit de migrants, certaines régions refusent d'agir contre ce qu'elles considèrent être un fardeau qu'elles n'ont pas à supporter.

L'Organisation internationale des migrations tente donc de subvenir à leurs besoins. "C'est une situation catastrophique et une grave crise humanitaire à laquelle nous sommes confrontés ces jours-ci" déplore la représentant de l'agence onusienne sur place, Natasa Omorevic.

Des vivres ont été fournis par l'OIM et l'UE, permettant aux migrants de faire à manger dans leurs abris de fortune, dépourvus d'eau et d'électricité.