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Covid-19 : l'OMS appelle à s'abstenir de tout "nationalisme vaccinal"

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Par Euronews
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Covid-19 : l'OMS appelle à s'abstenir de tout "nationalisme vaccinal"
Tous droits réservés  Valentina Petrova/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Les pays européens poursuivent le déploiement du vaccin d'AstraZeneca fraîchement approuvé par l'Agence européenne des médicaments. L'Espagne a reçu ses premières doses, près de 200 000, qui seront distribuées dès lundi, afin d'être administrées aux travailleurs et aux assistants de santé qui ne sont pas en première ligne. Le pays doit recevoir un total d'1,8 million de vaccins du laboratoire britannique au cours du mois de février. Les personnes âgées de plus de 55 ans ne recevront pas d'injections de ce sérum.

Les Bulgares ont également reçu leurs premières doses, près de 29 000, ce samedi. Il s'agit du troisième vaccin utilisé dans le pays, après ceux de Pfizer et de Moderna. Ce pays de sept millions d'habitants a misé gros sur le produit britannique, moins cher et plus facile à stocker que ses concurrents. 4,5 millions de doses ont été commandées, dont 260 000 qui devraient arriver d'ici la fin du mois. Les premières injections ont eu lieu ce dimanche.

La Pologne a aussi reçu, samedi, ses 120 000 premières doses. AstraZeneca doit en livrer un million d'ici la fin du mois de février. Les autorités signalent que plus d'un million de vaccins anti-Covid-19 ont déjà administrés en Pologne.

L'OMS rejette le "nationalisme vaccinal"

Le Docteur David Nabarro a appelé les pays riches à ne pas s'accaparer l'ensemble des doses de vaccins, soulignant que "la seule façon de faire face à une pandémie mondiale" était "d'obtenir des parts équitables dans le monde entier".

"J'ai bon espoir que les dirigeants mondiaux réaliseront dans les semaines à venir que le fait de vacciner beaucoup de gens, puis que les pays les plus pauvres disposent ensuite de vaccins très limités n'est pas vraiment la voie à suivre sur le plan économique, social, environnemental et même moral" a-t-il précisé.

Restrictions et passeport vaccinal

Alors que le manque de vaccins inquiète dans les sphères décisionnelles, certains leaders européens se tournent vers l'est, notamment la Hongrie qui vient d'accepter l'administration du vaccin russe Spoutnik V.

L'Autriche et la Slovaquie se sont dits prêtes à participer à la production des sérums chinois et russe. Objectif, reprendre une vie normale le plus tôt possible, alors que les contestations prennent de l'ampleur. C'était le cas à la frontière germano-autrichienne ce samedi.

"Nous manifestons pour la liberté, pour l'avenir de nos enfants" a affirmé Merlin Eilsers, organisateur du la manifestation côté autrichien. "La constitution [...] a été à plusieurs reprises violée par le gouvernement autrichien au cours des derniers mois" critique-t-il. Le pays, qui va enclencher sa campagne de vaccination dans le courant du mois, impose une quarantaine de deux semaines pour toutes les personnes entrant sur le territoire national.

En Suède et au Danemark le développement de "passeports vaccinaux" électroniques est prévu pour les prochains mois, afin de faciliter les voyages mais aussi l'accès au sport, à la culture et aux restaurants. Un sujet sensible, loin de faire l'unanimité en Europe.

Selon un bilan établi jeudi par l'AFP, la pandémie a fait au moins 2 285 334 morts dans le monde et plus de 104 848 470 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués.

Plus de 120 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 ont été administrées dans au moins 82 pays ou territoires.