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Covid-19 : l'Allemagne ferme une partie de ses frontières

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Covid-19 : l'Allemagne ferme une partie de ses frontières
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Le passage des véhicules se fait désormais au compte-goutte à Kiefersfelden, une commune bavaroise située entre l'Allemagne et l'Autriche. Masque sur le visage, les forces de l'ordre filtrent strictement les entrée.

Berlin a en effet décidé la fermeture ce dimanche d'une grande partie de ses frontières avec le Tyrol autrichien et la République Tchèque. Objectif : maintenir les variants très contagieux du Covid-19 en dehors de son territoire. Seuls sont autorisés à passer les Allemands, les personnes résidant dans le pays ainsi que les frontaliers et professions jugées stratégiques, comme la santé ou le transport de marchandise, sous condition de pouvoir présenter un test PCR négatif très récent.

A Kiefersfelden, Irene ne fait pas partie de ces exceptions, et doit rebrousser chemin ; "Je viens du Tyrol, je voulais juste passer en transit par l'Allemagne pour raccourcir le trajet en direction de Vienne. J'ai un vieux chien de 15 ans dans la voiture et maintenant il va falloir que je passe des heures sur les petites routes autrichiennes, tout ça sans GPS", maugrée-t-elle.

A Strazny, à la frontière avec la République Tchèque, les voitures de police inspectent chaque voiture. Seuls les travailleurs des secteurs de la santé et de l'agriculture sont autorisés à entrer en Bavière et en Saxe. Une mesure aura qui des répercussions sur des dizaines de milliers de travailleurs frontaliers tchèques. Selon les statistiques allemandes, environ 33 000 Tchèques travaillaient en Allemagne l'année dernière, dont 22 000 en Bavière et 8 900 en Saxe.

Les critiques de l'Union européenne

Des contrôles aux frontières pourraient aussi être prochainement instaurés à la frontière avec la Moselle, département français où la circulation des variants est particulièrement active.

La décision de l'Allemagne a été critiquée par la Commission européenne. Sa commissaire chargée de la Santé, Stella Kyriakides, a déclaré dans le quotidien allemand Augsburger Allgemeine. "qu'il était erroné de revenir comme en mars 2020 à une Europe des frontières fermées". "La seule chose qui aide, ce sont les vaccins et les mesures de précaution sanitaires", a-t-elle ajouté.

"Maintenant ça suffit!", lui a rétorqué dans le quotidien Bild le ministre allemand de l'Intérieur, au moment où la Commission européenne est elle-même sous le feu des critiques en Allemagne pour la lenteur de la campagne de vaccination. La Commission "a commis assez d'erreurs" comme cela "et devrait nous soutenir plutôt que nous mettre des bâtons dans les roues avec ses conseils", a-t-il ajouté.

L'Allemagne vient en parallèle de décider de maintenir jusqu'au 7 mars au moins le confinement partiel de sa population face à la pandémie, même si le nombre d'infections recule lentement.