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Cecilia Bartoli veut offrir son énergie et son amour à l'Opéra de Monte-Carlo

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Cecilia Bartoli et l'Opéra de Monte-Carlo, c'est une histoire d'amour qui traverse le temps. Encore récemment, la mezzo-soprano de légende y a envoûté le public dans la dernière comédie de Rossini, l'opéra "Le Comte Ory". Elle était accompagnée par l'ensemble Les Musiciens du Prince-Monaco.

Tout en ne renonçant pas à la scène, l'artiste s'apprête à endosser un nouveau rôle en devenant en 2023, directrice de cet Opéra et ainsi, la première femme à prendre la tête de l'institution.

"Mon désir [à l'origine], c'était de faire de la musique avec d'autres musiciens," confie Cecilia Bartoli. "J'ai commencé avec le piano, j'ai un peu étudié la trompette et puis, le chant," précise-t-elle. "Mais devenir directrice, je ne l'aurais jamais imaginé, c'est une surprise même pour moi," reconnaît-elle.

Pour celui auquel elle succédera à la direction de l'Opéra de Monte-Carlo, Jean-Louis Grinda, "Cecilia Bartoli est une légende. On nomme une femme extraordinairement compétente, une artiste qui a marqué l'histoire de l'art lyrique," souligne-t-il.

"Cecilia remet cent fois l'ouvrage sur le métier"

Jean-Louis Grinda renchérit : "Je suis persuadé que les théâtres d'opéra doivent être dirigés par des artistes. Ils comprennent bien les enjeux de tout ce qui peut se passer dans un théâtre et ils savent prendre des risques," estime-t-il.

Metteur en scène, Moshe Leiser confie son admiration pour Cecilia Bartoli : "Cecilia est quelqu'un qui remet cent fois l'ouvrage sur le métier," dit-il.

Patrice Caurier, son associé, poursuit : "Elle a cette passion pour le théâtre, la scène et [cette manière] de dédier toute son énergie à ce qu'elle fait."

"Une porte peut s'ouvrir vers le monde baroque, mais aussi mozartien"

La nouvelle maison artistique de Cecilia Bartoli est un autre bijou du célèbre architecte Charles Garnier. "La salle Garnier est un lieu magique à l'acoustique incroyable," estime-t-elle.

"Tous les plus grands chanteurs du passé et du présent y sont montés sur scène," rappelle-t-elle. "On peut penser à Enrico Caruso, Beniamino Gigli, Renata Tebaldi.... C'est l'histoire de ce théâtre, c'est important," insiste-t-elle.

"J'aimerais inviter des artistes qui n'ont jamais eu la chance de s'y produire, à venir y chanter," affirme-t-elle avant d'ajouter dans un sourire : "Il y a aussi une porte qui peut s'ouvrir vers le monde baroque, mais aussi mozartien."

"J'espère continuer avec beaucoup d'énergie et d'amour parce que finalement, c'est une question d'amour aussi," fait-elle remarquer enfin.

L'Opéra de Monte-Carlo est actuellement, l'un des rares au monde à maintenir ses représentations en public.

Journaliste • Katharina Rabillon