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La junte birmane condamnée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU

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Barricade de manifestants anti-coup d'État à Rangoun, 11 mars 2021
Barricade de manifestants anti-coup d'État à Rangoun, 11 mars 2021   -   Tous droits réservés  STR/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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La pression internationale s'accroît sur la junte militaire birmane, mais celle-ci persiste et signe.

Elle vient d'accuser l'ex-dirigeante pro-démocrate Aung San Suu Kyi d'avoir accepté 600 000 dollars de pots-de-vin et 11 kg d'or. Un énième chef d'inculpation qui arrive juste après la ferme et unanime condamnation des violences perpétrées contre les manifestants anti-coup d'État depuis plus de cinq semaines.

Les 15 états membres du conseil de sécurité ont dénoncé les agissements violents de la junte, y compris la Chine et la Russie, alliés traditionnels des généraux birmans.

"Il est absolument essentiel de relâcher les prisonniers, il est absolument essentiel de respecter les résultats des dernières élections et de permettre le retour à la transition démocratique qui était engagée" a ensuite reprécisé Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU.

A Rangoun, comme dans plusieurs autres villes du pays, les manifestations sont quotidiennes, malgré la peur, la violence, les arrestations et déjà une cinquantaine de morts. Mais la détermination des jeunes reste intacte.

Nway Oo Shwe Yi, 20 ans, étudiante à Rangoun :

"Hier, quand ils sont venus sur nous, ce n'était pas comme les forces de sécurité qui utilisent des bombes de gaz lacrymogènes, ils ont commencé à nous tirer dessus, brutalement, avec leurs armes. Il n'y a eu aucun avertissement. Nous n'avons pas d'armes comme les leurs... Ils ont arrêté une vingtaine de personnes, y compris les manifestants qui étaient en première ligne."

Médecins, enseignants, employés des compagnies d'électricité, cheminots, de nombreux fonctionnaires ont aussi cessé le travail depuis le putsch.

La junte leur a ordonné de reprendre leur poste, faute de quoi ils seraient licenciés et s'exposeraient à des représailles. Mercredi, l'armée a notamment lancé un raid contre les 800 cheminots grévistes d'une gare de l'est de Rangoun.

Sanctions contre la junte

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions contre deux enfants du chef de la junte militaire birmane qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi et contre six sociétés qu'ils contrôlent.

Aung Pyae Sone et Khin Thiri Thet Mon sont le fils et la fille du commandant-en-chef des forces militaires birmanes, le général Min Aung Hlaing, déjà placé sous le régime des sanctions pour sa responsabilité dans le coup d'Etat, a indiqué le ministère américain du Trésor dans un communiqué.