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Jakarta appelle la junte birmane à mettre fin aux violences et à restaurer la démocratie

Par euronews avec AFP
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Un militant porte le portrait barré du général birman Min Aung Hlaing, Jakarta, Indonésie, le 24 avril 2021
Un militant porte le portrait barré du général birman Min Aung Hlaing, Jakarta, Indonésie, le 24 avril 2021   -   Tous droits réservés  Tatan Syuflana/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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En Indonésie, tapis rouge et accueil protocolaire pour le chef de la junte birmane.

Le général Min Aung Hlaing est arrivé samedi à Jakarta, invité par les dirigeants des pays d'Asie du Sud-Est pour tenter de trouver une issue à la crise qui s'aggrave en Birmanie. Le président indonésien l'a aussitôt appelé à mettre fin aux violences et réclame le retour de la démocratie.

L'armée s'est emparée du pouvoir lors d'un coup d'Etat le 1er février dernier, renversant le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi. Les manifestations quasi quotidiennes sont réprimées par la force, à ce jour plus 730 civils ont été tués et environ 250 000 personnes ont fui les troubles.

Dans son discours, le Premier ministre malaisien Muhyiddin Yassin a appelé à une fin immédiate des violences contre les civils et la libération des prisonniers. Il a demandé à ce que des représentants de l'Asean reçoivent un "accès en Birmanie, à toutes les parties concernées".

"La situation déplorable en Birmanie doit cesser immédiatement", a-t-il souligné.

"La Malaisie pense que les tueries et la violence doivent cesser. Toutes les parties doivent en urgence limiter toute provocation et actions qui vont perpétuer la violence et les troubles", a-t-il ajouté.

La venue du général birman à Jakarta a déclenché la colère des défenseurs des droits de l'homme. Ils dénoncent l'absence des représentants de l'opposition birmane à cette réunion de crise.

Amnesty International appelle l'Indonésie à engager des poursuites contre les membres de la junte militaire. Plusieurs personnalités appellent l'Asean à expulser la Birmanie. Mais l'organisation, fondée sur le consensus et la non-ingérence ne devrait pas annoncer une mesure aussi drastique.