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Le destin des Français laissés par la Grande armée de Napoléon dans la Russie de 1812

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Reconstitution historique de la bataille de Borodino, en Russie octobre 2020
Reconstitution historique de la bataille de Borodino, en Russie octobre 2020   -   Tous droits réservés  KIRILL KUDRYAVTSEV/AFP
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La "bataille des Géants", la plus importante et la plus sanglante de la campagne de Russie, a laissé dans son sillage 35 000 morts et 55 000 blessés.

Le bicentenaire de la mort de Napoléon est l'occasion de rappeler aussi que la grande armée a été forcée d'abandonner des hommes après son retrait de Russie en octobre 1812.

Environ 2 000 d'entre eux ont voulu prendre la nationalité russe. Parmi eux, 345 français, mais que sont-ils devenus à l'époque ?

L'historien-chercheur au musée de Borodino, Sergey Khomchenko, certifie qu'une centaine est devenue agriculteurs, quant aux autres :

"Les anciens prisonniers de guerre français qui ont pris la nationalité russe travaillaient comme artisans. Ils étaient tisserands, cordonniers, charpentiers ou menuisiers. Les médecins, qui n'étaient pas assez nombreux en Russie, étaient très appréciés. Parmi les officiers devenus russes, certains ont continué à servir dans l'armée russe, d'autres ont exercé des professions civiles."

Deux siècles après, difficile de retrouver la descendance de ces soldats français devenus russes. Une équipe de journalistes est cependant remonter à Marya Lyudko qui est aujourd'hui professeure de chant au conservatoire de Saint Saint-Pétersbourg :

"J'ai appris de ma grand-mère, quand j'avais cinq ou six ans, que nous étions les descendants d'un des soldats de Napoléon. Le nom de jeune fille de ma grand-mère était Vigoureux et elle était très fière de son sang français."

"La légende familiale dit que notre ancêtre est resté en Russie, lors de la retraite des troupes de Napoléon. Nous ne savons pas s'il a été blessé, s'il est resté aux soins de gentilles femmes russes, ou s'il n'avait tout simplement aucun endroit où retourner en France. Peut-être a-t-il perdu tous ses proches [là-bas]".

De la campagne de la grande armée de Napoléon en Russie ne reste donc pas que la mort et les ravages, mais le métissage enchanteur d'anciens ennemis du champ de bataille...

Sources additionnelles • AFP