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Au moins 30 morts lors d'un attentat contre une école pour filles de Kaboul

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Par AFP & Euronews
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Au moins 30 morts lors d'un attentat contre une école pour filles de Kaboul
Tous droits réservés  AP Photo
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Une explosion devant une école pour filles à Kaboul a fait au moins 30 morts et 52 blessés, dont des élèves, au moment où le ramadan touche à sa fin et que les forces étrangères accélèrent leur retrait, laissant derrière elles un pays déchiré par 20 ans de conflit.

"30 personnes ont été tuées et 52 blessées", a déclaré à la presse Tareq Arian, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

L'explosion s'est produite dans le quartier de Dasht-e-Barchi, dans l'ouest de la capitale afghane, au moment où les habitants faisaient leurs courses à l'approche de la fête musulmane de l'Aïd el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan.

La mission de l'Union Européenne en Afghanistan a fustigé cet "attentat". "S'en prendre à des élèves d'une école primaire dans une école pour filles, fait de cet attentat une attaque contre l'avenir de l'Afghanistan", a déclaré la mission de l'UE sur Twitter.

"Profond dégoût"

La mission d'assistance des Etats-Unis en Afghanistan (UNAMA) a exprimé son "profond dégoût" après l'explosion.

Une enquête pour "attaque terroriste" a été ouverte selon le porte-parole adjoint du ministère de l'Intérieur Hamid Roshan.

L'attentat n'a pas été revendiqué à ce stade et les talibans ont nié toute implication..

Il a eu lieu dans un quartier peuplé majoritairement par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par des militants islamistes sunnites.

En mai 2020, un groupe d'hommes armés avait attaqué en plein jour une maternité soutenue par Médécins Sans Frontières tuant 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés. MSF avait décidé par la suite de quitter ce projet.

Cet attentat particulièrement affreux n'a jamais été revendiqué, mais le président afghan Ashraf Ghani avait accusé les talibans et le groupe Etat islamique.

Retrait américain

L'explosion de samedi intervient alors que les Etats-Unis et les Européens ont appelé la veille à une reprise "immédiate" et "sans conditions préalables" des négociations en Afghanistan, accusant les talibans de faire régner la violence durant le retrait des forces étrangères et de bloquer le processus de paix.

Les négociations directes inédites entre le gouvernement de Kaboul et les talibans ont débuté en septembre au Qatar mais elles piétinent. Une conférence spéciale était prévue fin avril en Turquie pour les relancer, mais elle a dû être reportée sine die en raison du refus de participer des talibans pour protester contre le retard du retrait américain, initialement fixé au 1er mai par l'ex-président Donald Trump.

Depuis le début du retrait des forces étrangères, d'intenses affrontements sont en cours, notamment dans la province méridionale du Helmand. Des avions américains ont aidé à repousser une offensive majeure des talibans, qui a conduit des milliers d'Afghans à fuir leur domicile pour échapper aux violences, dans la région de Lashkar Gah.