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Covid-19 : Boris Johnson cloué au pilori par un ex-conseiller

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Par Euronews avec AFP
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Dominic Cummings, ancin conseiller de Boris Johnson
Dominic Cummings, ancin conseiller de Boris Johnson   -   Tous droits réservés  Jonathan Brady, AP
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Ancien conseiller favori du Premier ministre britannique, Dominic Cummings est devenu son principal pourfendeur.

Six mois après son départ de Downing Street, l'ex-conseiller Dominic Cummings dénonce la gestion "désastreuse", selon lui, de la pandémie par Boris Johnson et son cabinet. Après une série d'attaques sur les réseaux sociaux, le stratège politique, cerveau de la campagne du Brexit, s'est exprimé ce mercredi devant une commission parlementaire, dépeignant un tableau affligeant du pouvoir lors de l'apparition du coronavirus début 2020.

"Quand on eu le plus besoin de nous, le gouvernement a échoué. Et je voudrais dire à toutes les familles de ceux qui sont morts inutilement à quel point je suis désolé pour les erreurs qui ont été commises, y compris les miennes" a t-il dit, "en février 2020, le premier ministre considérait cela comme une simple histoire pour se faire peur, comme une nouvelle grippe porcine".

Les attaques les plus virulentes ont visé le ministre de la santé, Matt Hancock, qui à ses yeux aurait dû être "viré" pour "au moins 15, 20" motifs, "notamment pour avoir menti à de nombreuses occasions, réunion après réunion", mais aussi "publiquement", au sujet de l'approvisionnement en équipements de protection destinés au personnel de santé.

Interpellé au Parlement, le Premier ministre a dit assumer sa "pleine responsabilité". "La gestion de cette pandémie a été l'une des plus difficiles crises traversées par le Royaume-Uni depuis longtemps. Aucune décision n'a été facile. Le confinement est un événement traumatisant pour un pays, la gestion d'une pandémie de cette ampleur a été effroyablement difficile et nous avons essayé à chaque étape de minimiser les pertes de vies humaines", s'est-il défendu.

Selon Dominic Cummings, le gouvernement a laissé au départ le virus se répandre visant un objectif d'immunité collective avant de se raviser. La portée des attaques de l'ex-conseiller pourrait toutefois rester limitée. S'il a été très critiquée depuis le début de la pandémie, aujourd'hui Boris Johnson surfe sur le succès de la campagne de vaccination, dans un pays qui reste le plus endeuillé d'Europe, avec près de 128 000 décès.