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Manifestations de la communauté bélarusse contre le régime autoritaire

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Manifestations de la communauté bélarusse contre le régime autoritaire
Tous droits réservés  Czarek Sokolowski/The Associated Press
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Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans la rue en Pologne et en Ukraine, en soutien au mouvement d'opposition bélarusse. Après l'arrestation du journaliste Roman Protassevitch dimanche dernier, c'est toute une communauté qui se soulève, en demandant de plus lourdes sanctions contre le gouvernement du président Alexandre Loukachenko.

Pour la liberté d'expression, mon fils, Sofia et d'autres sont en prison. Je veux que Loukachenko réfléchisse.
Natalia Protassevitch
Mère de Roman Protassevitch, journaliste bélarusse arrêté

A Varsovie, la mère du jeune journaliste de 26 ans, Natalia Protassevitch, était présente : "Pour la liberté d'expression, mon fils, Sofia et d'autres sont en prison. Je veux que Loukachenko réfléchisse. Je n'ai pas honte de demander à tous les pays de l'Union Européenne, de demander aux Etats-Unis de nous aider".

Peur de la répression

Après le détournement de force de l'avion du journaliste vers Minsk, suivi de son arrestation, la peur de la répression monte parmi les Bélarusses. Mais selon eux, il fallait descendre dans la rue pour protester contre ce régime autoritaire, comme l'indique Egor, manifestant bélarusse : "Nous ne pouvons pas manifester chez nous au Bélarus. Donc, on veut attirer l'attention des autres pays. Nous vivons sur la même planète, dans la même Europe".

Des sanctions prévues

L'Union européenne et les Etats-Unis ont confirmé une série de sanctions contre le gouvernement bélarusse. Mais selon le représentant de la Russie à l'ONU, _"dire d'emblée qu'il s'agit d'un atterrissage forcé, le condamner et introduire des sanctions sans aucune enquête est un comportement absolument irresponsable". _

Au pouvoir depuis 1994, Loukachenko a été proclamé vainqueur d'une présidentielle jugée truquée par l'UE et Washington. Il a dû faire face à de violentes manifestations de l'opposition, mais bénéficie du soutien de Moscou, qui souhaite garder le Bélarus dans le giron russe.