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Bélarus : Joe Biden promet de sévir face à Minsk et Moscou

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Une image représentant les présidents russe et bélarusse à Bucarest, en Roumanie, lors d'une manifestation devant l'ambassade bélarusse, le 30 mai 2021
Une image représentant les présidents russe et bélarusse à Bucarest, en Roumanie, lors d'une manifestation devant l'ambassade bélarusse, le 30 mai 2021   -   Tous droits réservés  Vadim Ghirda/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Deuxième jour consécutif de manifestation en Pologne, en soutien à l'opposition bélarusse ce dimanche. Ces rassemblements impulsés par la communauté biélorusse de Varsovie visent à mettre la pression sur le régime d'Alexandre Loukachenko, une semaine après l'arrestation du journaliste Roman Protassevitch, dont l'avion a été intercepté par les autorités de Minsk, alors qu'il se rendait en Lituanie.

Alors que les protestataires réclament des sanctions européennes et américaines contre Minsk, le président américain a promis d'intervenir dans ce dossier.

Washington veut défendre les droits humains

Joe Biden a promis dimanche de dire à son homologue russe Vladimir Poutine, lors de leur premier sommet le 16 juin, que les Etats-Unis ne laisseraient pas la Russie "violer" les droits humains.

"Je vais rencontrer le président Poutine dans deux semaines à Genève, et je dirai clairement que nous ne resterons pas les bras croisés pendant qu'ils violent ces droits", a-t-il déclaré lors d'un discours à la veille de Memorial Day, jour férié pour rendre hommage aux militaires tombés pour la nation.

Le président démocrate a aussi rappelé avoir eu une longue conversation téléphonique en février avec son homologue chinois Xi Jinping. "Je lui ai dit clairement que nous ne pouvions faire autrement que défendre les droits humains à travers le monde, car c'est ce que nous sommes", a-t-il dit.

"L'Amérique est unique. C'est une idée", a-t-il insisté, "pour nous, le fait que tous les hommes et femmes naissent égaux est une évidence".

Le président américain affiche une grande fermeté à l'égard de la Russie, désireux de marquer la rupture avec son prédécesseur Donald Trump, accusé de complaisance à l'égard du maître du Kremlin.

Mais le président démocrate martèle aussi sa volonté de dialogue. S'il promet de punir à nouveau la Russie "si elle continue d'interférer dans notre démocratie", et est allé jusqu'à qualifier son homologue russe de "tueur", il assure ne pas vouloir "déclencher un cycle d'escalade et de conflit".

Moscou soutient Loukachenko face aux opposants

De son côté, Svetlana Tikhanovskaïa, qui vit en exil en Lituanie, a rappelé samedi dans un tweet que son époux "a été emprisonné par le régime il y a exactement un an". L'opposante s'était présentée à l'élection présidentielle à la place de son époux emprisonné, et les opposants au régime d'Alexandre Loukachenko estiment qu'elle a été le véritable vainqueur du scrutin.

M. Loukachenko, dont Moscou est le principal allié, a été reçu vendredi et samedi par M. Poutine à Sotchi, ville balnéaire russe sur les rives de la mer Noire, alors que le Bélarus est visé par des mesures punitives occidentales.

Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, les deux hommes ont principalement discuté de la "coopération économique" et de la "lutte contre la pandémie" de Covid-19, mais aussi du déroutage le weekend dernier par Minsk d'un avion de ligne Ryanair et de l'arrestation du journaliste d'opposition bélarusse exilé Roman Protassevitch et de son amie russe Sofia Sapéga qui étaient à bord.

"Loukachenko a fourni à son homologue des informations détaillées sur ce qu'il s'est passé à bord de l'avion de Ryanair", a poursuivi M. Peskov, ajoutant que Moscou n'était "pas indifférent au sort" de Sofia Sapéga, citoyenne russe.

Selon le Kremlin, M. Loukachenko "n'a pas exprimé de demandes d'assistance économique supplémentaire" de la part de la Russie, qui est déjà le principal créditeur du Bélarus, mais les deux hommes ont convenu de travailler à "l'organisation de la liaison aérienne" entre leurs pays, compte tenu des restrictions imposées par l'UE.

M. Peskov a encore répété que Moscou voulait une "enquête approfondie" sur les circonstances de l'interception du vol Ryan Air, accusant les Occidentaux d'avoir tiré des "conclusions hâtives".