Mahmoud Ahmadinejad : "J'espère que Joe Biden saisira sa chance"

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Par Anelise Borges
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L'ancien président iranien, dont la candidature à la présidentielle iranienne a été rejetée, a répondu à nos questions.

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Mahmoud Ahmadinejad s'insurge contre l'opacité de la sélection des candidats à l'élection présidentielle en Iran. L'ancien président populiste, qui, comme Ali Larijani, ancien président du parlement, a vu sa candidature rejetée par le Conseil des Gardiens de la Constitution, s'est exprimé au micro d'Euronews.

"Des millions de personnes de tout le pays sont venues chez moi pour des rassemblements, dit-il, et ont envoyé des lettres et des messages... insistant pour que je participe à cette élection. Je voulais répondre à cette demande. J'ai accepté d'être le candidat. Mais sans raison spéciale j'ai été mis de côté. Aujourd'hui, je ressens la responsabilité de faire de mon mieux pour soutenir les intérêts des gens et réformer le mécanisme qui fait que la volonté d'une majorité de la population est mise de côté".

Le dossier du nucléaire iranien continue lui aussi de marquer la politique intérieure en Iran, et l'intransigeance des derniers dirigeants sur ce sujet a isolé le pays du reste de la scène internationale.

Mahmoud Ahmadinejad : "Nous avons un souhait, mais nous ne savons pas si c'est faisable ou non. Nous aimerions voir l'Union Européenne sortir de l'ombre des États-Unis. L'Union pourrait avoir de bonnes relations avec l'Iran. Et les États-Unis aussi. Je me souviens que lorsque M. Obama était candidat, il avait promis à plusieurs reprises de changer de politique. Et certains pays ont accueilli ça à bras ouverts. Mais malheureusement, il n'a pas tenu sa promesse. Il a raté l'occasion. J'espère que M. Biden saisira sa chance".

La priorité du président issu du scrutin des 18 et 25 juin sera de redresser une économie plombée par les sanctions américaines depuis 2018 et la crise du Covid. Et cela devra passer par des gestes forts face à Washington pour peut-être obtenir la levée des sanctions.

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