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Espagne : libération des 9 séparatistes catalans graciés

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Par Olivier Peguy  avec AFP, AP
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7 des 9 leaders séparatistes catalans, libérés ce mercredi 23/06/2021
7 des 9 leaders séparatistes catalans, libérés ce mercredi 23/06/2021   -   Tous droits réservés  Joan Mateu/Joan Mateu

En Espagne, les neuf leaders catalans graciés sont sortis de prison. Ils avaient été condamnées pour leur rôle durant la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

En Espagne, les 9 leaders catalans graciés ce mardi par le Premier ministre sont sortis de prison ce mercredi.

Ils auront passé plus de trois ans derrière les barreaux, dans des établissements pénitentiaires proches de Barcelone.

Le président régional de la Catalogne, Pere Aragonès, était là pour les accueillir, ainsi que de nombreux militants indépendantistes.

Ces neuf personnes avaient été condamnées pour leur rôle durant la tentative de sécession catalane en 2017.

Débat houleux à Madrid

Cette crise politique a laissé des séquelles, aujourd'hui encore. Et c'est dans un souci d'apaisement que le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a décidé d'accorder une grâce à ces prisonniers catalans.

Mais cette démarche est vivement critiquée par l'opposition de droite.

Pour preuve, le débat houleux ce mercredi à la Chambre des représentants à Madrid.

Pablo Casado, chef du Parti populaire (conservateur) a accusé le Premier ministre d'avoir "trahi le serment de défendre l'unité nationale et l'égalité entre les Espagnols".

« Vous sortez de prison neuf délinquants en échange de leur engagement à ne pas vous sortir, vous, de la Moncloa », le siège du gouvernement espagnol, a-t-il ajouté, en référence au soutien d'une partie des indépendantistes catalans à son gouvernement minoritaire.

Réponse de Pedro Sanchez, Premier ministre socialiste : « c__ette mesure (de grâce) vise à réparer les choses, à rétablir la cohésion, à réduire la discorde territoriale et politique. C'est essentiel pour renforcer la cohésion de la Catalogne ».

La marge de manœuvre de Pedro Sanchez est étroite. D'un côté, il y a toujours des militants séparatistes qui réclament un référendum d'auto-détermination. Et de l'autre, il y a une majorité d'Espagnols qui y est farouchement opposée.