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L’UE vent debout contre la loi hongroise sur l’homosexualité

Par Euronews
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L’UE vent debout contre la loi hongroise sur l’homosexualité
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La loi hongroise sur l'homosexualité bouscule le sommet européen à Bruxelles. Dans une lettre publique 17 pays membres demandent à l'Union européenne de poursuivre la lutte contre les discriminations à l'encontre de la communauté LGBT.

Le Premier ministre néerlandais demande même à son homologue hongrois de quitter le projet européen si Budapest ne retire pas son texte. "L'objectif est de mettre la Hongrie à genoux sur cette question. Ils doivent comprendre qu'ils sont membres de l'UE et des valeurs que nous partageons", insiste le responsable néerlandais Mark Rutte.

Etre intolérant c'est un choix et je serai intolérant à l'intolérance
Xavier Bettel
Premier ministre luxembourgeois

D'autres dirigeants ont déployé un argumentaire plus émotionnel pour essayer de convaincre Budapest qui veut interdire la promotion de l'homosexualité auprès des mineurs. "Il y a beaucoup de jeunes qui se suicident parce qu'ils ne s'acceptent pas eux-mêmes, tels qu'ils sont. Etre ainsi culpabilisé de façon nationale, être considéré comme anormal, être considéré comme un danger pour les jeunes cela signifie ne pas comprendre qu'être gay ce n'est pas un choix", souligne le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

Un agenda international

Ce débat avec la Hongrie s'est invité dans les heures qui ont précédé le sommet. La question migratoire était inscrite de longue date à l'ordre du jour de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement. Les 27 veulent la mise en place de partenariats avec les pays d'origine ou de transit. Plusieurs capitales souhaitent renouveler l'aide financière européenne à la Turquie pour qu'elle continue de contrôler les flux migratoires sur son territoire. "Si la Commission européenne veut accorder de nouveaux moyens financiers à cet effort cela nous paraît adéquate", estime le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Les 27 ont aussi évoqué les relations avec la Russie. Une proposition franco-allemande a surpris les Etats membres. Paris et Berlin souhaitent rétablir des rencontres de haut niveau avec le président russe. Mais l'idée ne convainc pas tous les partenaires.