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Une caravane pour les droits sociaux en Europe

Par Aida Sanchez Alonso  & Euronews
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Une caravane pour les droits sociaux en Europe
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De Bucarest à Bruxelles. Un voyage de 2 000 km pour demander un salaire minimum au niveau européen. 13 travailleurs roumains ont mené cette "caravane" pour réclamer plus de droits sociaux.

Les salaires en Roumanie sont parmi les plus faibles d’Europe. Il est évalué à 460 euros par mois. Face à ces conditions de travail difficiles, de nombreux citoyens quittent le pays pour chercher une meilleure rémunération ailleurs dans l’Union. "Nous avons plus de 4,4 millions de citoyens qui sont partis dans l’Europe et si les choses ne changent pas dans les deux ans à venir, nous pouvons arriver jusqu’à 7 ou 8 millions de citoyens roumains qui vont partir parce qu’ils ne peuvent pas trouver de travail", explique en français Bogdan Iuliu Hossu, président du CNS Alfa Cartel, et qui a pris part à la caravane.

La Commission européenne a présenté en octobre dernier une proposition pour un salaire minimum à travers les 27. L’objectif est de fixer une juste rémunération en adéquation avec le niveau de vie et qui permette un quotidien décent dans tous les Etats membres. Le projet ne cherche toutefois pas à fixer un salaire identique dans chaque pays.

Le texte, qui ne fait pas l’unanimité, est actuellement en négociation au Parlement européen et au Conseil, l’institution qui représente les Etats membres. "Nous ne pouvons pas accepter que la Commission ignore tout simplement cette situation. Le gouvernement roumain a mis en place des réformes inadmissibles qui ont démantelé le dialogue social et les conventions collectives du pays", insiste Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats.

Le texte européen pourrait changer la donne en particulier dans les pays de l’est. La Bulgarie, la Slovénie et la Hongrie connaissent aussi des bas salaires. Mais les pays scandinaves sont opposés au projet et craignent une détérioration de leurs conditions de travail et de leur tradition d’accord collectif.