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Haïti demande de l'aide aux Etats-Unis, Washington réfléchit à l'envoi de personnels de sécurité

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Haïti demande de l'aide aux Etats-Unis, Washington réfléchit à l'envoi de personnels de sécurité
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En Haïti, quatre jours après l'assassinat du président, les autorités demandent aux Etats-Unis et à l'ONU l'envoi de troupes afin de sécuriser les sites stratégiques.

En Haïti, quatre jours après l'assassinat du président, les autorités ont lancé un appel à l'aide aux Etats-Unis et à l'ONU. Elles demandent notamment l'envoi de troupes pour sécuriser les lieux stratégiques, et éviter ainsi que le pays ne plonge davantage dans le chaos.

Washington confirme avoir été sollicité.

« En réponse à la demande du gouvernement haïtien d'assistance en matière de sécurité et d'enquête, nous enverrons dès que possible des hauts responsables de la sécurité à Port-au-Prince pour évaluer la situation et voir comment nous pourrions aider », a indiqué Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche.

Une source diplomatique à l'ONU avait plus tôt indiqué que les autorités haïtiennes avaient bien fait cette demande en vue de protéger l'aéroport et les installations pétrolières, mais qu'une résolution du Conseil de sécurité était nécessaire à cet effet.

Les mercenaires colombiens

Selon la police haïtienne, le commando qui a exécuté Jovenel Moïse était composé de 26 Colombiens et deux Américains d'origine haïtienne.

Les autorités colombiennes ont confirmé qu'au moins 17 de ces hommes étaient d'anciens soldats colombiens, devenus ensuite mercenaires.

A ce stade, on sait que trois membres présumés du commando ont été tués, une quinzaine arrêtés. Les autres seraient toujours en fuite.

Taipei a de son côté fait savoir vendredi que 11 suspects avaient été arrêtés dans le complexe de l'ambassade de Taïwan à Port-au-Prince.

Sans confirmer l'arrestation de ressortissants américains, les Etats-Unis ont dit qu'ils allaient envoyer des responsables du FBI à Port-au-Prince "aussi vite que possible".

A Port-au-Prince, la population s'inquiète un peu plus pour son avenir. Certains habitants font des réserves de produits de première nécessité, au cas où.

Qui pour diriger le pays ?

Par ailleurs, se pose toujours la question de l'intérim au sommet de l'Etat.

Le président avait désigné un nouveau Premier ministre quelques jours avant sa mort. Mais il n'avait pas encore prêté serment.

C'est donc l'ancien Premier ministre Claude Joseph qui prétend être l'homme de la situation. C'est lui qui a décrété l'état de siège pour quinze jours, octroyant des pouvoirs renforcés à l'exécutif.

De son côté, le Sénat a désigné un de ses membres pour être président provisoire.

adopté une résolution pour faire du sénateur Joseph Lambert le président provisoire. Cette annonce de la part d'une institution incomplète, dont seule une partie des membres est actuellement en poste, est toutefois non contraignante.