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Émeutes en Afrique du sud : "Ne pas se faire justice soi-même", préviennent les autorités

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Un adolescent tué lors de pillages près de Johannesburg (Afrique du Sud), le 14/07/2021
Un adolescent tué lors de pillages près de Johannesburg (Afrique du Sud), le 14/07/2021   -   Tous droits réservés  Yeshiel Panchia/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Face aux violences qui touchent de nombreuses villes sud-africaines, certains habitants se constituent en groupes d'auto-défense. Mais les autorités mettent en garde contre toute tentation de se "faire justice soi-même".

En Afrique du Sud, pour faire face à la vague de violence, des habitants constituent des groupes d'auto-défense, notamment pour se protéger des attaques de pillards.

Mais cela donne lieu à des dérapages, comme à Johannesburg, où un jeune a été abattu par des habitants du quartier qui avaient pris les armes pour assurer leur sécurité.

Les autorités mettent en garde contre toute tentation de se "faire justice soi-même".

Khumbudzo Ntshavheni est ministre par intérim à la présidence.

« _Nous appelons tous les habitants à travailler avec les forces de l'ordre pour mettre fin aux pillages et à la violence et à agir dans le respect de l'État de droit. _

Si tout le monde prend les armes, alors nous risquons de voir des éléments indisciplinés détourner les nobles efforts de la communauté. »

Jusqu'à 25 000 soldats

A l'échelle du pays, 5 000 militaires ont été mobilisés pour tenter de ramener le calme.

Le gouvernement envisage de déployer jusqu'à 25 000 soldats.

« Mobiliser autant de militaires, ce n'est pas aussi facile que les gens le pensent, a précisé Khumbudzo Ntshavheni. Cela ne se fait pas en un claquement de doigts : le__s militaires sont dans des casernes différentes, ce sont plusieurs unités différentes que nous allons mobiliser. »

Les émeutes ont débuté vendredi dernier, au lendemain de l'incarcération de l'ancien président Jacob Zuma.

Les violences se nourrissent des difficultés économiques auxquelles s'ajoutent les effets de la pandémie.

En une semaine, 72 personnes ont trouvé la mort dans les émeutes, la plupart du temps dans des bousculade lors des pillages.