DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Une trentaine de personnes tuées dans un attentat sur un marché en Irak

Access to the comments Discussion
Par euronews avec AFP
Attentat à Bagdad
Attentat à Bagdad   -   Tous droits réservés  AHMAD AL-RUBAYE/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

Un attentat a eu lieu en fin d'après-midi sur un marché bondé en Irak. Une trentaine de personnes dont des femmes et des enfants ont été tuées et des dizaines blessées dans une proche banlieue chiite de Bagdad, à la veille de l'Aïd al-Adha, la plus importante des fêtes musulmanes.

Le bilan oscille entre 28 et 30 morts, la moitié sont des femmes et des enfants, et entre 30 et 50 blessés.

A Sadr City, immense quartier chiite déshérité de l'est de Bagdad, de nombreuses personnes se pressaient pour faire des courses à la veille de la fête musulmane du Sacrifice.

L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat et une enquête a été ouverte.

Le président irakien Barham Saleh a dénoncé sur Twitter "un crime haineux et d'une cruauté sans précédent". "Ils ciblent nos civils à Sadr City à la veille de l'Aïd. Ils n'acceptent pas que les gens se réjouissent, même un instant", a-t-il condamné.

"Triste nuit de l'Aïd en Irak", a tweeté de son côté la délégation du Comité international de la Croix rouge (CICR) en Irak.

Des Irakiens anonymes ont également exprimé leur douleur sur les réseaux sociaux. "Chaque fête de l'Aïd est une tragédie à Bagdad. Il nous est impossible de célébrer comme le reste de l'humanité", écrivait ainsi l'un d'entre eux.

Il s'agit du premier attentat à Bagdad depuis janvier, où 32 personnes avaient été tuées sur un marché du centre de la capitale. La double attaque-suicide avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.

En mai, quatre attaques non revendiquées mais attribuées à l'EI avaient visé des militaires irakiens dans des villes proches de la capitale, faisant 18 morts.

L'EI, qui a contrôlé de vastes portions du territoire irakien entre 2014 et 2017, a été défait par les troupes irakiennes appuyées par une coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis.

Des cellules de cette organisation sont cependant toujours présentes dans le pays notamment dans les zones montagneuses et désertiques, et revendiquent des attaques ponctuelles.