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Hans Kluge : "Nous devons nous engager auprès de ceux qui hésitent à se faire vacciner"

Par Euronews
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Hans Kluge : "Nous devons nous engager auprès de ceux qui hésitent à se faire vacciner"
Tous droits réservés  Andreea Alexandru/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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A l'occasion d’une réunion à Athènes de ministres et de responsables de la Santé de 53 pays, Euronews a rencontré le Dr Hans kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe.

Il a notamment donné son point de vue sur les mesures d'incitation à la vaccination, comme le pass sanitaire, devenu obligatoire dans certains pays, notamment la Grèce, le Danemark où la France, pour accéder à certains lieux ou événements.

L'OMS nous encourage à prendre toute mesure visant à accroître la couverture vaccinale, pour autant qu'elle soit juridiquement et socialement acceptable. Mais cela ne devrait pas être un premier recours, car nous devons d'abord essayer de comprendre ce qui se passe dans l'esprit des gens, quelles sont leurs perceptions, puis nous engager auprès des communautés qui hésitent à se faire vacciner.

Hans Kluge est aussi revenu sur la demande de l'OMS de mener un audit des laboratoires de la ville chinoise de Wuhan, dans le cadre d'une enquête sur l'origine de la pandémie de Covid-19.

"Toutes les options sont sur la table et doivent être examinées, mais nous devons nous rappeler que lors des enquêtes sur l'origine du MERS ou du virus du SRAS 1, il a fallu entre un et deux ans et demi pour établir un lien entre le virus et l'hôte intermédiaire. Il est donc normal qu'une telle enquête prenne un peu de temps", a-t-il déclaré.

Les autorités chinoises ont refusé la requête de l'OMS et ont déclaré qu'elles ne collaborerait plus avec l'agence de santé, estimant que son enquête se fondait sur des rumeurs.

Lors de la réunion à Athènes, l'OMS en a profité pour lancer un avertissement : la pandémie de Covid-19 aura un impact "à long terme" sur la santé mentale des populations. Anxiété lié au virus, impact psycholgique des confinement : tout le monde peut être concerné, ajoute l'organisation, qui appelle les Etats à repenser l’accès aux soins psychiatrique et psychologiques.

L'interview complète de Hans Kluge est à retrouver lundi 26 juillet, dans notre émission The Global Conversation.