Une athlète biélorusse dénonce des "pressions", appelle à l'aide pour ne pas rentrer dans son pays

La sprinteuse Tsimanouskaya devait disputer les séries du 200 m ce lundi
La sprinteuse Tsimanouskaya devait disputer les séries du 200 m ce lundi Tous droits réservés Alastair Grant/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved
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Elle aurait été emmenée de force à l'aéroport de Tokyo après avoir émis des critiques à l'encontre du staff biélorusse. Elle s'est ensuite dite "en sécurité" dans un commissariat de l'aéroport.

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**Une athlète biélorusse a appelé le Comité international olympique à l'aide ce dimanche soir. Elle aurait été emmenée de force à l'aéroport de Tokyo après avoir émis des critiques. Elle s'est ensuite dite "en sécurité" dans un commissariat de l'aéroport. Le CIO demande des explications. **

"Je subis des pressions, ils veulent me faire quitter le Japon". C'est par une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux que Krystsina Tsimanouskaya a appelé les autorités olympiques au secours, de crainte de retourner dans son pays. 

Tout a commencé après la publication d'une autre précédente vidéo dans laquelle la sprinteuse, qui devait participer aux séries du 200 mètres ce lundi, avait émis des critiques à l'encontre du staff biélorusse, qui l'a inscrite selon elle par surprise à l'épreuve de relai.

Un commentaire qui n'a pas plu aux autorités biélorusses. Sur la chaîne d'Etat, elle a été qualifiée de "honte de la nation", rapporte le journaliste Tadeusz Giczan. L'athlète a été suspendue par son équipe, officiellement "sur décision des médecins", et aurait été conduite de force à l'aéroport Haneda de Tokyo.

Mais Tsimanouskaya a refusé de prendre l'avion et demandé la protection de la police japonaise. Un représentant de la diplomatie japonaise est venu la rencontrer dimanche soir. Dans une nouvelle vidéo publiée plus tard dans la soirée, elle s'est dite "en sécurité" dans un commissariat de la capitale nippone. 

Le CIO a demandé des explications au comité olympique biélorusse dirigé par Viktor Loukachenko, qui n'est autre que le fils du président Alexandre Loukachenko.

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