DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Afghanistan : les talibans s'emparent de deux capitales provinciales en moins de 24h

Access to the comments Discussion
Par euronews avec AFP
euronews_icons_loading
Afghanistan : les talibans s'emparent de deux capitales provinciales en moins de 24h
Tous droits réservés  Hamed Sarfarazi/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
Taille du texte Aa Aa

Les talibans accélèrent leur progression en Afghanistan. Ils se sont emparés samedi de la ville de Sheberghan (nord), deuxième capitale provinciale à tomber aux mains des insurgés après Zaranj, autre capitale régionale située à la frontière avec l'Iran, qui a été prise vendredi.

La prise de ces deux villes stratégiques en l'espace de 24 heures est une première, pour les talibans, depuis le début de leur offensive au mois de mai.

Vendredi, autre revers pour les autorités de Kaboul : les talibans sont parvenus à tuer le chef du service de communication du gouvernement.

Depuis le mois de mai et le début du retrait définitif des troupes américaines, les Talibans progressent : ils ont conquis plusieurs portions du territoire afghan : des districts, routes et postes-frontières stratégiques avec l'Iran, le Turkménistan et le Tadjikistan.

Face à cette progression, les armées afghane et américaine ont procédé à de multiples frappes aériennes. Et à leur tour, les talibans mettent leurs menaces de représailles à exécution.

Mardi, ils ont orchestré un attentat contre le ministre afghan de la Défense, qui en est sorti indemne. mais l'attaque a tué huit civils.

L'ONU craint d'ailleurs un nombre de morts sans précédent côté civils. Les combats ont tué plus de 5000 civils depuis le début de l'année, selon la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan, avec une "accélération en mai et en juin". Quelque 270 000 Afghans ont par ailleurs été poussés à l'exil depuis le début de l'année.

Washington a beau prévenir que l'Afghanistan deviendrait un "paria international" en cas de "prise de pouvoir militaire", par les rebelles, les appels à un cessez-le-feu de la communauté internationale semblent peu voire pas entendus.

L'émissaire de l'ONU en l'Afghanistan a appelé vendredi les talibans à "cesser" les "attaques contre les villes", demandant au Conseil de sécurité de leur lancer un avertissement "sans ambiguïtés".

Les pays en contact avec les insurgés doivent les prévenir "qu'un gouvernement imposé par la force en Afghanistan ne sera pas reconnu", a ajouté Deborah Lyons lors d'une réunion du Conseil.

Elle a aussi menacé d'un non-renouvellement des "dérogations" qui permettent à des représentants des talibans de voyager, malgré les sanctions, qui arrivent à échéance en septembre.