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Au Nigeria, des combattants de Boko Haram se rendent à l'armée, par peur de pire qu'eux

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Par Laurence Alexandrowicz
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Au Nigeria, des combattants de Boko Haram se rendent à l'armée,  par peur de pire qu'eux
Tous droits réservés  Jossy Ola/AP
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"Nous nous rendons. Nigerians, pardonnez-nous" : c'est le message affiché sur les pancartes tenues par les ex-terroristes. Ce sont des anciens combattants de Boko Haram, qui se rendent à l'armée, dans le nord-est du Nigeria. Pourquoi cette réddition ? L'armée estime que c'est une victoire militaire, mais selon des experts, c'est parce que Boko Haram est depuis plusieurs mois battu sur son terrain par des djihadistes rivaux du groupe Etat islamique, l'Iswap.

L'Iswap domine Boko Haram

L'insurrection djihadiste qui a commencé en 2009 avec les attaques du groupe Boko Haram, est désormais presque exclusivement menée par l'Iswap.

Depuis mai et la mort du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, lors d'affrontements avec des combattants de l'Iswap, ces derniers ont consolidé leur contrôle sur les territoires du nord-est.

L'armée nigériane a affirmé qu'environ mille membres repentis de Boko Haram se sont récemment rendus avec leurs familles, principalement dans l'État de Borno, au coeur du conflit.

L'intégration de ces repentis dans la société fait débat

"C'est un signe d'amélioration pour la nation, dit Jeremiah, un habitant de Maiduguri. Donc s'ils se rendent, je pense que c'est une bonne chose de les accueillir en tant que citoyens de retour dans la nation."

"Tout comme certains d'entre eux voient maintenant la vérité, nous prions pour qu'Allah tout-puissant montre la vérité aux autres combattants de Boko Haram, ajoute Auwal, pour qu'ils comprennent que ce qu'ils font n'est pas bon, afin qu'ils puissent avoir l'esprit en paix et avoir une vie heureuse."

Pour de nombreux habitants de la région, cette situation laisse pourtant un goût amer. 40 000 personnes sont mortes depuis l'apparition du groupe Boko Haram. Mais selon les autorités de l'Etat de Borno, parmi les personnes qui se sont rendues récemment, nombreuses étaient celles qui ont été enrôlées contre leur gré.