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Annalena Baerbock : l'écologiste ambitieuse qui rêve de succèder à Angela Merkel

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Par Euronews
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Annalena Baerbock : l'écologiste ambitieuse qui rêve de succèder à Angela Merkel
Tous droits réservés  Filip Singer/MTI/MTVA
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Dans le sport comme dans la politique, Annalena Baerbock a toujours été ambitieuse. Championne de trampoline dans sa jeunesse, elle est à 40 ans, la première candidate des Verts à la chancellerie et la plus jeune personne à briguer ce poste dans l'histoire de la République fédérale.

Son début de campagne électorale a été phénoménal : sa nomination en avril a été suivie d'une hausse des sondages et d'un nombre record d'inscriptions au parti.

Plagiat, CV, primes déclarées en retard

Mais les revers n'ont pas tardé : d'abord, à la mi-mai. La candidate écologiste a été critiquée pour avoir tardé à déclarer au Bundestag des primes versées par son parti. Un "oubli stupide", qu'elle a "immédiatement signalé" a confessé la candidate.

Autre découverte : des détails de son curriculum vitae qui se sont avérés incorrect, et des soupçons de plagiat dans certains passages de son livre, paru cette année. Une affaire qui a fait les gros-titres de la presse allemande.

Son image ayant été ternie, des voix se sont élevées pour que le leader du parti Robert Habeck prenne sa place dans la course à la chancellerie. Des fake news ont également circulé sur les réseaux sociaux avec de prétendues photos de nu et des affirmations selon lesquelles la candidate souhaitait interdire les chiens et les chats domestiques.

Face aux déconvenues, elle ne s'est pas laissée abattre. "Si vous abandonnez après le tour préliminaire, vous ne pourrez pas concourir" avait-t-elle affirmé dans une interview.

Un ministère "suprême" du climat

En termes de contenu, Annalena Baerbock a naturellement mis la protection du climat au cœur de son programme.

"La crise climatique n'est pas quelque chose d'abstrait, elle se produit ici même parmi nous et nous devons maintenant faire tout ce qui est en notre pouvoir pour maîtriser cette crise climatique" a-t-elle indiqué début août, lors de la présentation du programme des Verts.

Après les inondations dramatiques de l'été dernier, la candidate a souhaité se distinguer de ses concurrents en évitant de se mettre en scène avec des bottes en caoutchouc sur les lieux de la catastrophe.

Bien au contraire, les Verts ont fait des contre-propositions politiques en prônant la création d'un ministère qui soit spécifiquement axé sur la protection du climat, et qui puisse poser son veto sur les autres décisions ministérielles.

"Nous sommes à la croisée des chemins pour nous engager, au moins sur la voie du 1,5 degré et en même temps nous sommes à la croisée des chemins pour avoir l'opportunité historique d'utiliser la prochaine décennie pour construire une prospérité intelligente sur le plan climatique pour les générations futures" a-t-elle lancé.

Européenne convaincue

Outre le climat, la candidate des Verts est une européenne convaincue. Diplômée en science politique et en droit international, elle prône un renforcement de la politique européenne de défense. Aujourd'hui députée au Bundestag, elle n'a jamais occupé de poste ministériel ou gouvernemental. Sa carrière politique avait débuté dans le Brandebourg, où elle vit toujours avec son mari et ses deux filles.

Élue en 2018 à la tête du parti des Verts aux côtés de Robert Habeck, elle a participé, avec lui, à l'unification des écologistes allemands, et à leur succès politique.