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47 ans après, Carlos reste en prison : la justice française confirme sa réclusion à perpétuité

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Par euronews
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Le terroriste vénézuélien, Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos ou le Chacal, dans le box des accusés de la cour d'assises à Paris, 22 septembre 2021
Le terroriste vénézuélien, Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos ou le Chacal, dans le box des accusés de la cour d'assises à Paris, 22 septembre 2021   -   Tous droits réservés  BENOIT PEYRUCQ/AFP or licensors
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C'était l'ultime procès de Carlos dit "le chacal" devant la justice française. À 71 ans, le vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez devrait finir le reste de sa vie en prison.

À Paris, la cour d'assise spéciale qui statuait sur la durée de la peine prononcée à son encontre pour l'attentat meurtrier du Drugstore Publicis en 1974 a confirmé sa réclusion à perpétuité. Après les deux heures de délibérations de la cour, Carlos a simplement dit "merci beaucoup" aux juges.

Terroriste des années 70-80, Carlos est derrière les barreaux depuis 27 ans déjà. Dans le box des accusés, il s'est dit "fier de son parcours révolutionnaire" se vantant "d'avoir tué 83 personnes, au moins".

Carlos avait été condamné en mars 2017 à la perpétuité pour avoir lancé une grenade dans la galerie marchande du grand magasin parisien. Il y a 47 ans, cette attaque avait fait deux morts et 34 blessés. Sa peine avait été confirmée en appel un an plus tard (mars 2018).

Tout en maintenant le verdict de culpabilité du "Chacal", la Cour de cassation avait ensuite ordonné, en novembre 2019, un troisième procès, portant uniquement sur la durée de la peine.

L'avocate de Carlos, Isabelle Coutant Peyre, a dénoncé l'absurdité de ce "faux procès". La magistrate lui a conseillé de ne pas se pourvoir en cassation et elle considère qu'il appartient au Venezuela de faire une demande à l'État français pour son transfert.

L'attaque du Drugstore Publicis a eu lieu le 15 septembre 1974 à Paris, vers 17h10 : une grenade lancée par un homme depuis le restaurant en mezzanine du Drugstore avait explosé dans la galerie marchande en contrebas, à l'angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Rennes.

Sans ADN ni aveux, la justice a validé la thèse de l'accusation, selon laquelle cet attentat visait à faciliter la remise en liberté d'un Japonais arrêté à Orly, membre de l'Armée rouge japonaise dont un commando venait également d'exiger la libération lors d'une prise d'otages à l'ambassade de France à La Haye.

Ce mouvement était proche d'une branche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) dont Carlos était devenu l'un des bras armés en Europe.

Carlos avait été reconnu coupable à partir d'un faisceau d'éléments, dont le témoignage d'un ancien compagnon d'armes repenti, Hans Joachim Klein, mais aussi le rapprochement de la grenade utilisée au Drugstore avec celles abandonnées après la prise d'otages de La Haye.

Sources additionnelles • AP, AFP