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Afghanistan : le difficile exercice d'autocritique des chefs du Pentagone

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Par Maxime Biosse Duplan  & euronews
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Afghanistan : le difficile exercice d'autocritique des chefs du Pentagone
Tous droits réservés  Patrick Semansky/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Un "échec de stratégie", c'est l'aveu fait par les dirigeants du Pentagone ce mardi à Washington devant le Sénat, au sujet de la fin chaotique de l'occupation américaine en Afghanistan. Plusieurs généraux et ministres se sont succédés devant les élus pour cette séance d'autocritique.

Mark Milley, chef d'état major des armées américaines : "Je pense que notre crédibilité auprès de nos alliés et partenaires dans le monde, ainsi qu'auprès de nos adversaires, est réexaminée avec beaucoup d'attention, pour voir dans quelle direction ça va aller. Endommagée est un mot qui peut être employé, oui."

Lloyd Austin, secrétaire américain à la Défense : "Nous avons aidé à construire l'État, Monsieur le Président, mais nous n'avons pas pu forger une nation. Le fait que l'armée afghane, que nous avons formée avec nos partenaires, se soit effondrée - souvent sans tirer une balle - nous a tous pris par surprise et il serait malhonnête de prétendre le contraire."

Les conséquences potentiellement désastreuses du retrait américain ont aussi été évoquées :

"Un Al-Qaïda ou un ISIS reconstitué avec le souhait d'attaquer les États-Unis est une possibilité très réelle, prévient le général Milley. Et les conditions favorables à cela, y compris des activités dans des espaces non gouvernés, pourraient se présenter dans les 12 à 36 prochains mois. Cette mission sera beaucoup plus difficile maintenant, mais pas impossible. Et nous continuerons à protéger le peuple américain".

Pour la première fois, le Pentagone a admis qu'il avait conseillé au président américain de laisser sur place 2500 soldats américains pour éviter un effondrement de l'Etat. Mais Joe Biden en a décidé autrement.