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Fumio Kishida, futur Premier ministre du Japon

Le futur chef du gouvernement japonais Fumio Kishida, à droite et le premier ministre sortant Yoshihide Suga, Tokyo, 29 septembre 2021
Le futur chef du gouvernement japonais Fumio Kishida, à droite et le premier ministre sortant Yoshihide Suga, Tokyo, 29 septembre 2021 Tous droits réservés Carl Court/2021 Getty Images
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Par euronews
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L'ancien ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida, 64 ans, a été élu mercredi à la tête du parti au pouvoir au Japon et deviendra la semaine prochaine Premier ministre.

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Le modéré Fumio Kishida a été élu à une large majorité à la tête du Parti libéral-démocrate, la droite au pouvoir au Japon,

Ancien ministre des Affaires étrangères âgé de 64 ans, il a obtenu 257 voix lors du second tour d'un scrutin interne au parti contre 170 voix pour son adversaire Taro Kono. 

Fumio Kishida est assuré d'être désigné Premier ministre lors du vote qui aura lieu au Parlement le 4 octobre prochain.

L'actuel Premier ministre Yoshihide Suga, impopulaire dans l'opinion après un an à la tête d'un pays marqué comme ailleurs par la crise sanitaire, avait décidé de ne pas se présenter à ce scrutin du PLD qui domine la vie politique japonaise depuis 1955.

Fumio Kishida doit désormais mener son parti à la bataille des élections législatives devant avoir lieu d'ici novembre, pour laquelle il part favori.

"Nous devons montrer au public que le PLD est ressuscité et a besoin de son soutien" pour ces élections aux deux chambres du Parlement, a-t-il déclaré après sa victoire. "Allons à l'élection unis", a-t-il lancé.

Dans son discours, Fumio Kishida a promis de faire passer des plans de relance d'une valeur équivalente à plusieurs milliards d'euros, un engagement qui pourrait être décisif afin de recueillir le vote du public, mécontent de la gestion de la pandémie par le gouvernement.

Kishida, chef de la diplomatie japonaise de 2012 à 2017 et héritier d'une famille d'hommes politiques, avait échoué en 2020 face à Suga.

Mais la personnalité consensuelle de M. Kishida, perçue par certains comme peu charismatique, a rassuré les parlementaires du PLD, le jugeant "une valeur plus sûre pour la stabilité, la longévité, etc. Ils ont déjà fait ce pari par le passé", selon l'analyste Brad Glosserman, expert de la politique japonaise et professeur à l'université Tama.

Fumio Kishida ne devrait pas s'écarter de la ligne de ses prédécesseurs en matière de défense, de diplomatie et d'économie.

Affirmant sa volonté de réduire les inégalités sociales et de mener une "politique de la générosité", il a cependant dit dans le même temps vouloir assainir les finances publiques.

"Un certain flou règne sur ses convictions profondes", a commenté Corey Wallace, maître de conférences à l'Université de Kanagawa, près de Tokyo. "Il n'y a rien qui ressorte particulièrement sur ce qui sera son principal cheval de bataille".

De nombreux défis attendent le futur Premier ministre, de la conduite d'une reprise économique post-pandémie aux menaces que représentent la Corée du Nord et la Chine.

Sources additionnelles • AFP

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