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Serbie-Kosovo : "s'ils commencent à être violents, protégez-vous et nous vous soutiendrons" (Vucic)

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Par euronews
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Le président serbe Alekandar Vucic au chevet des Serbes du Kosovo, 13 octobre 2021
Le président serbe Alekandar Vucic au chevet des Serbes du Kosovo, 13 octobre 2021   -   Tous droits réservés  Capture d'écran AFP vidéo
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Le président serbe Aleksandar Vucic a rencontré les Serbes du Kosovo après les violents affrontements qui ont eu lieu mercredi dans la ville de Mitrovica.

Des affrontements qui ont éclaté après une vaste opération anti-contrebande menée par la police kosovare dans 28 localités, dont Pristina, Pec et Mitrovica. Dans cette dernière, des civils de la minorité serbe ont mené une guérilla contre la police, s'estimant être la véritable cible. Aleksandar Vucic les a soutenus :

"Ne réagissez pas à la non-violence. Mais s'ils commencent à être violents ... s'ils commencent la violence ... protégez votre peuple et nous vous soutiendrons."

Plusieurs civils et policiers ont été blessés à Mitrovica. Les forces kosovares ont dû se retirer.

Pristina insiste sur le fait qu'il s'agissait d'une opération de police ordinaire et qu'aucune des personnes arrêtées n'était serbe, alors que le procureur et le juge de l'affaire le sont.

Cette opération n'était pas dirigée contre une quelconque nationalité, cette opération était dirigée contre les criminels qui faisaient de la contrebande de marchandises illégales sur le territoire du Kosovo.
Xhelal Svecla
ministre de l'Intérieur du Kosovo

La première ministre serbe Ana Brnabic a dénoncé "la politique folle de Pristina" et appelé la communauté internationale, l'Otan et la Kfor à réagir.

"Les violents incidents dans le nord du Kosovo doivent prendre fin immédiatement", a réagi Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, sur Twitter. "Les actions unilatérales et non coordonnées qui mettent en danger la stabilité sont inacceptables", a-t-il dit, ajoutant que l'UE était "en contact" avec Belgrade et Pristina.

La tension entre la Serbie et le Kosovo atteint des sommets. Il y a trois semaines, un différend sur les plaques d'immatriculation des véhicules passant d'un pays à l'autre a déclenché un blocus qui a duré jusqu'à début octobre.

La Serbie n'a jamais accepté l'indépendance déclarée en 2008 par son ex-province, reconnue en revanche par la plupart des pays occidentaux, et ses relations avec le Kosovo, à très large majorité albanaise, restent compliquées.

Sources additionnelles • AP, AFP