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Les dirigeants de l’UE optent pour la modération plutôt que la division

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Par Euronews
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Les dirigeants de l’UE optent pour la modération plutôt que la division
Tous droits réservés  Olivier Matthys/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

Deux jours de discussions et des compromis à l’arraché. Voilà l’issue du sommet européen qui s’est terminé vendredi à Bruxelles. Les 27 disent trouver des points de convergence sur la crise énergétique, l’Etat de droit ou encore la question migratoire.

Sur ce point les chefs d’Etat et de gouvernement sont prêts à renforcer les sanctions contre le régime Bélarus qui transporte des migrants le long de sa frontière avec la Pologne, la Lituanie et la Lettonie. "Alexandre Loukachenko va voir que l’UE est capable de prendre des décisions et qu’elle prête à se défendre", se félicite le président lituanien Gitanas Nauseda.

Huit personnes seraient mortes le long de la frontière entre la Pologne et le Bélarus. Les 27 promettent une aide financière aux pays membres concernés. L’Autriche a évoqué le financement de murs par l’UE. Une option rejetée par la présidente de la Commission européenne. "Il n’y aura pas de financement de barbelés et de murs", assure Ursula von der Leyen.

Une rencontre controversée

Une éventuelle détente avec la Pologne semble plus improbable après la rencontre en marge du sommet entre le Premier ministre polonais et la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle française Marine Le Pen. L’entrevue alimente la controverse concernant Varsovie.

Mais sur l’Etat de droit la Commission européenne entend utiliser tous les moyens à sa disposition pour garantir le respect des valeurs européennes. "C’est une combinaison de dialogue, de réponse juridique et d’actions concrètes pour restaurer l’indépendance de la justice polonaise", insiste Ursula von der Leyen.

Dernier Conseil européen ?

Ce sommet marqué du sceau de la modération a été l’occasion de mettre en avant une des chevilles ouvrières du compromis européen. La chancelière allemande a peut-être dit au revoir à ses homologues. En 16 ans de mandat Angela Merkel a participé à 107 rencontres des chefs d’Etat et de gouvernement. Un sommet sans la dirigeante est un peu Paris sans la Tour Eiffel a résumé le président du Conseil européen Charles Michel.

Olivier Matthys/ AP
Il s'agissait peut-être du dernier sommet européen d'Angela MerkelOlivier Matthys/ AP

Tous les dirigeants se sont levés pour applaudir la chancelière. L’ancien président américain Barack Obama s’est invité à ces félicitations à travers une vidéo où il évoque "un pragmatisme avisé et un sens moral inébranlable" d’Angela Merkel.

Les décisions difficiles sur la politique migratoire, la flambée des prix de l’énergie ou encore la Pologne reviendront probablement à son successeur lors du prochain sommet en décembre.