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COP26 : Chine et États-Unis annoncent un accord surprise

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Par Euronews
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Chine et États-Unis ont annoncé mercredi un accord surprise à la COP26.
Chine et États-Unis ont annoncé mercredi un accord surprise à la COP26.   -   Tous droits réservés  Alberto Pezzali/Associated Press

C'est l'une des grandes surprises de la COP26. À deux jours de la fin prévue du sommet, les deux plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, Chine et Etats-Unis, ont annoncé un accord. Ils s'engagent à "prendre des mesures renforcées pour relever leurs ambitions climatiques pendant les années 2020", et réaffirment leur attachement aux objectifs de l'accord de Paris, un réchauffement limité "bien en deçà" de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C.

"Les deux pays s'engagent à une série d'actions importantes, non pas à long terme, mais maintenant, pendant cette décennie, quand c'est nécessaire", a déclaré John Kerry, émissaire américain pour le climat.

"Les deux parties reconnaissent qu'il existe un écart entre l'effort actuel et les objectifs de l'accord de Paris. Nous renforcerons donc conjointement l'action et la coopération pour accélérer la transition verte et à faible émission carbone", a renchérit l'émissaire chinois, Xie Zhenhua.

Pékin et Washington s'engagent aussi à œuvrer à Glasgow pour "une issue ambitieuse, équilibrée et inclusive sur l'atténuation (baisse des émissions), l'adaptation et le soutien" financier aux pays pauvres.

Les deux Etats n'ont pour l'heure pas donné de détails très précis quant aux modalités de l'accord, mais le secrétaire des Nations Unies a salué dans un tweet "un pas important dans la bonne direction".

Un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre britannique était revenu à Glasgow, pour donner une "impulsion forte" et appeler les Etats a un dernier effort, pour parvenir a une résolution finale plus ambitieuse. "Le monde trouvera absolument incompréhensible que nous n'y parvenions pas. Et le retour de bâton sera immense et durable. Et franchement nous mériterons les critiques et l'opprobre", a déclaré Boris Johnson.

Un premier projet de déclaration

Tôt mercredi, après 10 jours de discussions, la présidence britannique de la COP avait diffusé un premier projet de déclaration finale appelant à renforcer et accélérer le rythme des engagements climatiques de tous les pays pour tenir les objectifs de l'accord de Paris. Ce texte a provoqué des réactions mitigées, notamment des pays pauvres, qui insistent pour que les plus riches tiennent leur promesse d'aide.

Le projet, qui fera encore l'objet de négociations et peut changer d'ici la fin de la COP, prévue vendredi mais qui peut se prolonger, appelle les pays à "réviser et renforcer" dès 2022 les contributions nationales (NDC) qui fixent leurs engagements à court terme.

L'accord de Paris de 2015 fixe leur révision à tous les cinq ans, mais de nombreux pays demandaient qu'elles le soient plus fréquemment. Il s'agit, selon le texte, de rendre ces engagements "compatibles avec les objectifs de réchauffement de l'accord de Paris", c'est-à-dire "bien en deçà" de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, si possible +1,5°C.

Car les dernières estimations de l'ONU sont alarmantes avec un monde toujours sur la trajectoire d'un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C d'ici la fin du siècle.